Frise chronologique
Paléolithique supérieur ancien (Proto-aurignacien et Aurignacien)
Occupation de la Baume Périgaud
Occupation de la Baume Périgaud
Paléolithique supérieur ancien (Proto-aurignacien et Aurignacien) (≈ 1505000 av. J.-C.)
Découverte d’outils et faune préhistoriques.
An Mil (à partir de)
Mention du castrum médiéval
Mention du castrum médiéval
An Mil (à partir de) (≈ 1049)
Château des Barbets documenté dans les textes.
1940
Fouilles de la Baume Périgaud
Fouilles de la Baume Périgaud
1940 (≈ 1940)
Début des recherches par Stecchi et Bottet.
2018
Protection des vestiges
Protection des vestiges
2018 (≈ 2018)
Inscription par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ensemble des vestiges archéologiques du Mont Revel, tel que délimité par un trait rouge sur le plan annexé à l'arrêté (cad. C 1042, 1043, 1044) : inscription par arrêté du 27 mars 2018
Personnages clés
| H. Stecchi et H. Bottet - Archéologues |
Fouilleurs de la Baume Périgaud (1940). |
| Henry de Lumley - Professeur et archéologue |
Répertoria 12 sites en 1971. |
Origine et histoire
Le Mont Revel, culminant à 373 mètres sur la commune de Tourrette-Levens dans les Préalpes niçoises, abrite des vestiges archéologiques couvrant une vaste période, du Paléolithique au Moyen Âge. Son site le plus emblématique, la Baume Périgaud, fouillé dès 1940 par H. Stecchi et H. Bottet, a révélé des occupations du Paléolithique supérieur ancien (Proto-aurignacien et Aurignacien), avec un mobilier exceptionnel (outils lithiques et osseux, faune) aujourd’hui conservé au musée de Terra Amata à Nice. Une douzaine d’abris et grottes préhistoriques y furent répertoriés en 1971 par le professeur Henry de Lumley.
Au sommet, les vestiges d’un castrum médiéval (appelé Château des Barbets ou Château des Voleurs) attestent d’une occupation à partir de l’an Mil, avec une tour carrée, des murs maçonnés et une poterne à meurtrière. Des traces d’habitats de l’Âge du fer complètent ce patrimoine protohistorique. Enfin, une voie romaine aurait traversé le col de Revel, comme en témoignent des tombes sous tuiles et des inscriptions funéraires découvertes près d’une ancienne auberge ou poste de douane.
L’ensemble des vestiges, protégés depuis 2018, offre un panorama unique des occupations humaines en Provence-Alpes-Côte d’Azur, des chasseurs-cueilleurs préhistoriques aux communautés médiévales, en passant par les échanges romains le long de la Méditerranée.