Construction du vivier Ier siècle apr. J.-C. (≈ 150)
Aménagement du second bassin en béton.
Avant la fin du Ier siècle apr. J.-C.
Abandon du vivier
Abandon du vivier Avant la fin du Ier siècle apr. J.-C. (≈ 195)
Comblement partiel des bassins.
IIIe/IVe siècles
Réutilisation artisanale
Réutilisation artisanale IIIe/IVe siècles (≈ 450)
Bassin en béton de tuileau ajouté.
2008-2009
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques 2008-2009 (≈ 2009)
Découverte et sauvegarde des vestiges.
26 avril 2021
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 26 avril 2021 (≈ 2021)
Protection totale des vestiges.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
En totalité, les vestiges du vivier antique de Fréjus, à savoir l’ensemble des vestiges contenus dans la crypte archéologique et le tronçon de mur en élévation, situés 305 avenue Aristide Briand, dans les parcelles n° 230 et n°295 volume 1 de la section AZ du cadastre tels que délimités sur le plan annexé à l'arrêté : classement par arrêté du 26 avril 2021
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique spécifique lié à ce monument.
Origine et histoire
Les vestiges archéologiques du vivier romain de Fréjus ont été découverts lors de fouilles préventives menées entre décembre 2008 et mars 2009, dans le cadre de la construction d’un bâtiment rue Aristide Briand. Ce site, situé entre le rempart sud de la ville antique et la limite nord du port, a révélé un ensemble complexe de structures hydriques. Un premier bassin profond de 5 mètres, creusé dans le rocher, était traversé par trois arches centrales. Ce bassin était alimenté par quatre canaux, dont l’accès était régulé par des martelières en bois.
Au Ier siècle apr. J.-C., un second bassin en béton, plus réduit, fut aménagé à l’intérieur du premier. L’ensemble fonctionnait comme un vivier, avec des grilles en plomb insérées dans des cavités pour contrôler la circulation de l’eau et des poissons. Les parois maçonnées du grand bassin présentaient des niches construites avec des tuiles et des amphores, suggérant un usage spécialisé pour l’élevage ou le stockage de poissons. Le vivier fut abandonné avant la fin du Ier siècle et partiellement comblé.
Entre les IIIe et IVe siècles, le site fut réutilisé pour des activités artisanales, avec l’aménagement d’un bassin en béton de tuileau. Un puits fut ensuite creusé à l’intérieur du grand bassin, alors entièrement comblé. Plus tard, une tombe datant du Haut Moyen Âge fut découverte à l’extrémité orientale du site. Enfin, à l’époque moderne, un puits carré fut construit en réemployant les structures antiques, avec un comblement remarquable. Ces vestiges, aujourd’hui protégés, sont accessibles dans une crypte archéologique située au 305 avenue Aristide Briand.
Le site illustre l’évolution des techniques de gestion des ressources marines à l’époque gallo-romaine, ainsi que les transformations successives du lieu au fil des siècles. Les fouilles ont permis de mettre en lumière l’ingéniosité des Romains en matière d’hydraulique et d’aménagement portuaire, tout en révélant des traces d’occupations ultérieures, témoignant de la continuité historique de Fréjus, ancienne Forum Julii fondée sous Jules César.