Frise chronologique
Fin du Néolithique / Début Âge du Bronze
Premières occupations
Premières occupations
Fin du Néolithique / Début Âge du Bronze (≈ 2770 av. J.-C.)
Site habité avant l'époque gauloise.
Fin de l'Âge du Fer
Développement de l'oppidum
Développement de l'oppidum
Fin de l'Âge du Fer (≈ 50)
Capitale des Coriosolites avant Rome.
Ier siècle ap. J.-C.
Construction de la domus
Construction de la domus
Ier siècle ap. J.-C. (≈ 150)
Sous l’empereur Claude (41-54 ap. J.-C.).
Fin IIIe siècle ap. J.-C.
Transformation en thermes
Transformation en thermes
Fin IIIe siècle ap. J.-C. (≈ 395)
Remplacement de la domus.
1840
Classement du temple de Mars
Classement du temple de Mars
1840 (≈ 1840)
Premières protections patrimoniales.
1990 et 2000
Classement des vestiges
Classement des vestiges
1990 et 2000 (≈ 2000)
Protection étendue au Clos-Mulon.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Vestiges archéologiques (cad. AB 13) : classement par arrêté du 31 août 1990, modifié par arrêté du 28 novembre 2000
Personnages clés
| Jules César - Général et auteur romain |
Mentionne les Coriosolites en 57 av. J.-C. |
| Auguste - Premier empereur romain |
Impulse la fondation de Fanum Martis. |
| Claude - Empereur romain (41-54 ap. J.-C.) |
Règne durant la construction de la domus. |
| Colbert de Beaulieu - Archéologue |
Fouilles en 1961 sur le site. |
Origine et histoire
Le site archéologique du Clos-Mulon à Corseul, en Bretagne, fait partie de l’ancienne cité gallo-romaine de Fanum Martis, capitale administrative et religieuse des Coriosolites, un peuple gaulois mentionné par Jules César. Occupé dès la fin du Néolithique, le site connaît son apogée sous l’Empire romain, couvrant près de 100 hectares. Les fouilles ont exhumé une domus de 840 m2 construite sous l’empereur Claude (41-54 ap. J.-C.), remplacée à la fin du IIIe siècle par des thermes plus vastes. Ces vestiges, classés monument historique en 1990 et 2000, témoignent de l’urbanisme romain et de la romanisation de l’Armorique.
La domus du Clos-Mulon, située à 100 mètres du centre du bourg, appartenait probablement à un notable coriosolite qui y recevait sa clientèle. Son plan suit un quadrillage typique des insulae romaines. Au IIIe siècle, l’édifice est transformé en complexe thermal, reflétant l’évolution des pratiques sociales et hygiéniques. Le site, réhabilité en 2014, offre un aperçu rare de l’architecture domestique et publique d’une cité gallo-romaine secondaire, avant son déclin à l’aube du Moyen Âge.
Corseul, initialement nommée Fanum Martis (« temple de Mars »), est attestée sur la Table de Peutinger. Son toponyme évolue aux IIIe–IVe siècles pour adopter le nom du peuple gaulois, marquant une résurgence des identités locales face à l’affaiblissement de Rome. Les fouilles ont aussi révélé des sépultures, des ex-voto (comme des statuettes d’Harpocrate), et des moules monétaires, confirmant son rôle économique et religieux. La colonne de Jupiter, découverte au XIXe siècle, et les vestiges d’une voie romaine vers Tours soulignent son intégration dans les réseaux impériaux.
Le déclin de Corseul s’amorce dès le Bas-Empire, avec un abandon progressif des monuments publics. La nécropole du Courtil Saint-Antoine, utilisée jusqu’au haut Moyen Âge, illustre cette transition. Les marques digitées sur les briques des tombes suggèrent des pratiques artisanales locales. Malgré son effacement politique, le site reste un jalon clé pour comprendre la romanisation de la Bretagne et les dynamiques culturelles entre Gaulois et Romains.
Conditions de visite
Conditions de visite : Ouvert toute l'année
Période d'ouverture : Horaires, jours et tarifs sur le site officiel ci-dessus.