Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Vestiges de l'aqueduc romain de Luynes en Indre-et-Loire

Patrimoine classé Vestiges Gallo-romain Aqueduc gallo-romain

Vestiges de l'aqueduc romain de Luynes

  • 44 Rue de la Bruzette
  • 37230 Luynes
Vestiges de laqueduc romain de Luynes
Vestiges de laqueduc romain de Luynes
Vestiges de laqueduc romain de Luynes
Vestiges de laqueduc romain de Luynes
Vestiges de laqueduc romain de Luynes
Vestiges de laqueduc romain de Luynes
Vestiges de laqueduc romain de Luynes
Vestiges de laqueduc romain de Luynes
Vestiges de laqueduc romain de Luynes
Vestiges de laqueduc romain de Luynes
Vestiges de laqueduc romain de Luynes
Vestiges de laqueduc romain de Luynes
Vestiges de laqueduc romain de Luynes
Vestiges de laqueduc romain de Luynes
Vestiges de laqueduc romain de Luynes
Vestiges de laqueduc romain de Luynes
Vestiges de laqueduc romain de Luynes
Vestiges de laqueduc romain de Luynes
Vestiges de laqueduc romain de Luynes
Vestiges de laqueduc romain de Luynes
Vestiges de laqueduc romain de Luynes
Vestiges de laqueduc romain de Luynes
Vestiges de laqueduc romain de Luynes
Vestiges de laqueduc romain de Luynes
Vestiges de laqueduc romain de Luynes
Vestiges de laqueduc romain de Luynes
Vestiges de laqueduc romain de Luynes
Vestiges de laqueduc romain de Luynes
Vestiges de laqueduc romain de Luynes
Vestiges de laqueduc romain de Luynes
Vestiges de laqueduc romain de Luynes
Vestiges de laqueduc romain de Luynes
Vestiges de laqueduc romain de Luynes
Vestiges de laqueduc romain de Luynes
Vestiges de laqueduc romain de Luynes
Vestiges de laqueduc romain de Luynes
Vestiges de laqueduc romain de Luynes
Vestiges de laqueduc romain de Luynes
Vestiges de laqueduc romain de Luynes
Vestiges de laqueduc romain de Luynes
Vestiges de laqueduc romain de Luynes
Vestiges de laqueduc romain de Luynes
Vestiges de laqueduc romain de Luynes
Vestiges de laqueduc romain de Luynes
Vestiges de laqueduc romain de Luynes
Vestiges de laqueduc romain de Luynes
Crédit photo : Myrabella - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
37230 Luynes, 44 Rue de la Bruzette

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
600
700
800
900
1000
1700
1800
1900
2000
VIe siècle
Première mention de Malliacum
919
Réparations attestées
1770
Étude par La Sauvagère
1862
Classement Monument Historique
1966
Première étude complète
2002-2003
Découverte du mur continu
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Aqueduc romain (vestiges) (cad. F 1, 2, 5) : classement par liste de 1862

Personnages clés

Grégoire de Tours - Historien et évêque A mentionné Malliacum au VIe siècle.
Félix Le Royer de La Sauvagère - Antiquaire du XVIIIe siècle A étudié et dessiné l'aqueduc en 1770.
Michel Laurencin - Chercheur en archéologie A réalisé la première étude complète en 1966.
Patrick Bordeaux - Archéologue contemporain A contribué aux études récentes (2002).
Jacques Seigne - Archéologue contemporain Co-auteur des recherches sur le mur continu.
Charles III le Simple - Roi de France (898–922) Ordonne des réparations en 919.

Origine et histoire de l'aqueduc romain

L'aqueduc de Luynes est un ancien pont-aqueduc gallo-romain situé dans le département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire. Avec la pile de Cinq-Mars, il est considéré comme l’un des monuments romains les plus emblématiques du département, malgré ses dimensions modestes. Classé monument historique dès 1862, il est l’un des aqueducs antiques les mieux conservés du nord-ouest de la France. Bien que mentionné dans des publications depuis le XVIIe siècle, sa première étude complète date de 1966, suivie de travaux récents au début des années 2000 qui ont révélé de nouvelles interrogations sur sa chronologie et sa fonction.

L’aqueduc, initialement aérien, franchissait un vallon sur environ 500 mètres, dont 270 mètres de vestiges encore visibles aujourd’hui, composés de quarante-quatre piles dont neuf sont reliées par huit arches consécutives. Son tracé souterrain, long de plus d’un kilomètre, reste partiellement hypothétique, bien que des indices photographiques aériens et des découvertes archéologiques ponctuelles suggèrent son existence. La destination finale de l’eau transportée, ainsi que les sources exactes qui l’alimentaient, ne sont pas formellement identifiées, bien que la source de la Pie Noire soit considérée comme l’une des principales.

La construction de l’aqueduc semble s’être déroulée en plusieurs étapes, avec des campagnes de réfection et des modifications architecturales attestées par l’étude des piles, regroupées en quatre ensembles distincts. Un mur continu, découvert en 2002 et 2003, pourrait être le vestige d’un aqueduc antérieur, suggérant au moins deux états successifs pour ce monument. Les matériaux utilisés, comme les moellons calcaires et les terres cuites de dimensions inhabituelles, indiquent une fabrication locale. L’aqueduc aurait pu alimenter des bâtiments antiques situés sur le coteau de Luynes, tels que le balnéaire du Clos de Sainte-Roselle ou le prieuré de Saint-Venant, bien que ces hypothèses ne soient pas confirmées.

Les vestiges de l’aqueduc, propriété de la commune de Luynes, montrent des signes de dégradation malgré des restaurations récentes. Des piles se sont effondrées ou penchent, en raison de fondations peu profondes dans un sol argileux et humide. L’aqueduc a fait l’objet de nombreuses études depuis le XVIIe siècle, notamment par Félix Le Royer de La Sauvagère en 1770, Michel Laurencin en 1966, et plus récemment par Patrick Bordeaux, Jacques Seigne, et Jean-Philippe Chimier au début des années 2000. Ces recherches ont permis de mieux comprendre son architecture, son tracé, et son rôle dans l’alimentation en eau de la cité antique de Malliacum.

Malliacum, cité antique correspondant à l’actuelle Luynes, est mentionnée dès le VIe siècle par Grégoire de Tours. Le site archéologique révèle une concentration importante de vestiges antiques, suggérant la présence d’une agglomération secondaire ou d’un vaste complexe rural. Parmi ces vestiges, le prieuré de Saint-Venant et le balnéaire du Clos de Sainte-Roselle, daté des années 150–180, ont été étudiés de manière approfondie. L’aqueduc pourrait avoir alimenté ces bâtiments, bien que son tracé souterrain et sa destination finale restent incertains. Les toponymes locaux, comme les Arènes ou Villeronde, évoquent des hypothèses non confirmées sur d’éventuels édifices antiques circulaires.

La chronologie de l’aqueduc reste imprécise en 2015, bien que des hypothèses le situent entre le IIe et le IVe siècle. Il semble avoir fonctionné jusqu’au XIIIe siècle, avec des réparations attestées dès 919 sous le règne de Charles III le Simple. Les études récentes ont mis en évidence des différences architecturales entre les piles, suggérant plusieurs phases de construction ou de réfection. Malgré ces avancées, de nombreuses questions subsistent quant à sa datation absolue, sa fonction exacte, et les bâtiments qu’il desservait dans l’antique Malliacum.

Liens externes

Autres patrimoines et monuments aux alentours