Frise chronologique
XIIe-XIIIe siècles
Construction de l'église
Construction de l'église
XIIe-XIIIe siècles (≈ 1350)
Période romane et gothique naissante
1769
État de l'église documenté
État de l'église documenté
1769 (≈ 1769)
Église en bon état, ornements complets
1798
Vente comme bien national
Vente comme bien national
1798 (≈ 1798)
Achat par Jean Dury, notaire
1971
Rachat par la commune
Rachat par la commune
1971 (≈ 1971)
Intégration aux bâtiments conventuels
2 octobre 1989
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
2 octobre 1989 (≈ 1989)
Protection des vestiges médiévaux
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise paroissiale Saint-Hilaire (vestiges de l'ancienne) (cad. AE 62) : classement par arrêté du 2 octobre 1989
Personnages clés
| Jean Dury - Notaire public |
Acheteur de l'église en 1798 |
| Abbé de Celles - Curé de la paroisse |
Responsable religieux du site |
Origine et histoire
Les vestiges de l'église Saint-Hilaire de Celles-sur-Belle, édifiée entre les XIIe et XIIIe siècles, témoignent d'une architecture hybride mêlant styles roman et gothique. L'édifice, partiellement détruit, conservait à l'origine une nef au-dessus d'une crypte voûtée en berceau et d'une chapelle à chevet plat. Les éléments subsistants incluent des voûtes en ogives, des chapiteaux ornés de crochets, et des baies en plein cintre, révélant une construction soignée.
Jouxtant l'abbatiale Notre-Dame, cette ancienne église paroissiale fut vendue comme bien national en 1798 après avoir été décrite en bon état en 1769. Dépecée à la Révolution, elle fut rachetée par la commune en 1971 avec les bâtiments conventuels voisins. Ses vestiges, classés Monument Historique en 1989, illustrent l'évolution architecturale médiévale et le rôle central de l'église dans la vie locale.
Le chevet plat, orné d'arcatures et de modillons, ainsi que les contreforts et les colonnettes à chapiteaux feuillus, soulignent l'influence gothique naissante. La crypte, voûtée en berceau, et les départs de nervures de la nef attestent d'une structure complexe, adaptée à un terrain en déclivité. Ces détails architecturaux reflètent les techniques de construction médiévales et l'importance religieuse du site.
L'église Saint-Hilaire, initialement sous la responsabilité de l'abbé de Celles, servait aussi de paroisse. Sa vente en 1798 à Jean Dury, notaire local, pour 55 000 francs, marque son déclin post-révolutionnaire. Les fouilles et restaurations ultérieures, notamment après son classement, ont permis de mettre en valeur ces vestiges, envahis par la végétation avant leur nettoyage.