Construction de la tour Moyen Âge (≈ 1125)
Édification de la tour féodale servant de tour de guet.
Début XIVe siècle
Destruction partielle
Destruction partielle Début XIVe siècle (≈ 1404)
La forteresse est détruite au début de la guerre de Cent Ans.
1740
Observatoire astronomique
Observatoire astronomique 1740 (≈ 1740)
César-François Cassini utilise la tour comme observatoire.
1797
Repère géodésique
Repère géodésique 1797 (≈ 1797)
Jean-Baptiste Joseph Delambre l'utilise pour mesurer l'arc méridien Dunkerque-Barcelone.
19 août 1975
Inscription monument historique
Inscription monument historique 19 août 1975 (≈ 1975)
La tour est inscrite au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour (vestiges) (cad. C 197) : classement par arrêté du 19 août 1975
Personnages clés
César-François Cassini
Astronome ayant utilisé la tour comme observatoire en 1740.
Jean-Baptiste Joseph Delambre
Astronome et géodésien ayant utilisé la tour comme repère pour mesurer l'arc méridien en 1797.
Origine et histoire de la Tour
Les vestiges de la tour de Sermur, situés sur la commune de Sermur (Creuse, Nouvelle‑Aquitaine), constituent le seul reste d'une forteresse féodale détruite au début de la guerre de Cent Ans. Il subsiste une tour au plan approximativement carré, élevée en moellons rectangulaires et reposant sur un socle ou bahut raccordé au monument par un biseau. L'étage inférieur ne comporte aucune ouverture et les murs ont une épaisseur de 1,50 m à la base. Il ne semble pas qu'une voûte ait existé entre le rez‑de‑chaussée et le premier étage. La tour servait de tour de guet dans le système de défense et de surveillance de la Marche. Vers 1740, elle a servi d'observatoire à l'astronome César‑François Cassini, et en 1797 Jean‑Baptiste Joseph Delambre l'a utilisée comme repère pour mesurer l'arc méridien Dunkerque‑Barcelone lors de l'établissement du système métrique. Elle est inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 19 août 1975. La commune de Sermur est chargée de sa préservation et de sa restauration, mais manque de fonds pour rétablir l'élévation originelle. Les besoins de financement sont par ailleurs influencés par la réforme territoriale de 2015 et par les projets de valorisation touristique, comme les Journées nationales de l'archéologie. Les abords offrent un vaste panorama, essentiellement vers l'est sur le puy de Dôme et vers le sud sur le plateau de La Courtine.