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Vestiges de la tour aux Montils dans le Loir-et-Cher

Patrimoine classé Patrimoine défensif Tour

Vestiges de la tour

    Le Bourg
    41120 Les Montils
Propriété privée
Crédit photo : Chatmouettes - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
Vers 1140–1144
Construction initiale
1356
Démantèlement partiel
XIVe siècle
Restauration par Gui de Châtillon
XVIe siècle
Ruine lors des guerres de Religion
1697
Vente du domaine
1986
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Tour (vestiges) (cad. 1982 B 1024) : inscription par arrêté du 6 mai 1986

Personnages clés

Thibault IV de Blois (dit *le Grand*) - Comte de Blois Commanditaire de la fortification vers 1140
Sulpice d’Amboise - Seigneur rival Menace ayant motivé la construction
Édouard de Woodstock (*Prince Noir*) - Chef militaire anglais Responsable des raids de 1356
Gui de Châtillon - Seigneur féodal Restaure la tour au XIVe siècle
Charles de la Vallée - Acquéreur en 1697 Dernier propriétaire avant l’abandon

Origine et histoire

Le château des Montils, aujourd’hui en ruines, fut édifié au XIIe siècle sous l’impulsion de Thibault IV de Blois (dit le Grand) pour protéger le comté contre les incursions ennemies, notamment celles de Sulpice d’Amboise vers 1144. Le site, stratégiquement placé sur un éperon rocheux surplombant le Beuvron, devint une place forte nommée Castrum de Monticiis, mentionnée dans les chartes comtales. La tour circulaire, encore visible, servait de donjon central dans une enceinte triple, avec un puits interne et des souterrains à usage logistique ou défensif.

Au XIVe siècle, la forteresse fut restaurée par Gui de Châtillon, puis endommagée en 1356 lors des raids du Prince Noir (Édouard de Woodstock) pendant la guerre de Cent Ans. Bien que sa destruction directe par les Anglais reste débattue, les sources évoquent un démantèlement partiel, peut-être par ses défenseurs. La tour, haute de 16 mètres de diamètre, perdit ses créneaux mais conserva son système hydraulique innovant pour l’époque : un conduit cylindrique permettant de remonter l’eau du puits depuis le premier étage.

Les guerres de Religion (XVIe siècle) portèrent un coup fatal au château. En 1614, un rapport signale déjà des « usurpations et démolitions » sur les murailles. Sous Louis XIV, la forteresse, devenue obsolète, fut abandonnée puis vendue en 1697 à Charles de la Vallée, écuyer et ancien gentilhomme de Monsieur, frère du roi. Les vestiges actuels — tour, débris d’enceintes et porte monumentale — furent classés monument historique en 1986.

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