Fortification initiale 2e quart XIIe siècle (≈ 1237)
Thibault IV fait fortifier une maison de plaisance appelée Les Montils.
XIIIe siècle
Place forte attestée
Place forte attestée XIIIe siècle (≈ 1350)
Les Montils deviennent une place forte mentionnée dans de nombreuses chartes.
XIVe siècle
Démantèlement et restauration
Démantèlement et restauration XIVe siècle (≈ 1450)
Le château est partiellement démantelé en 1356 et la tour est restaurée par Gui de Châtillon.
XVe siècle
Aménagements ultérieurs
Aménagements ultérieurs XVe siècle (≈ 1550)
Des aménagements sont effectués entre 1465 et 1469.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour (vestiges) (cad. 1982 B 1024) : inscription par arrêté du 6 mai 1986
Personnages clés
Thibault IV
Seigneur ayant fait fortifier la maison de plaisance au XIIe siècle.
Gui de Châtillon
Seigneur ayant restauré la tour au XIVe siècle.
Louis d'Orléans
Prince ayant pris possession du château en 1392.
Origine et histoire de la Tour des Montils
Les vestiges de la tour appartiennent à l'ancien château des Montils, situé dans le Loir‑et‑Cher, et dominent le confluent de la Bièvre et du Beuvron. Selon le moine Jean de Marmoutiers, Thibault IV fit fortifier une maison de plaisance appelée Les Montils au cours du XIIe siècle ; d'autres traditions attribuent cependant une fondation ancienne aux premiers comtes de Blois. Les Montils devinrent une place‑forte attestée dans de nombreuses chartes sous le nom de Castrum de Monticiis et connurent des restaurations et embellissements au cours des siècles suivants. Le château fut partiellement démantelé en 1356 ; certaines sources imputent ce résultat aux dégâts causés par les compagnies anglaises, d'autres estiment que les défenseurs procédèrent eux‑mêmes au démantèlement. Gui de Châtillon restaura la tour au XIVe siècle et Louis d'Orléans prit possession du château en 1392 ; des aménagements furent encore effectués entre 1465 et 1469. Les guerres de Religion lui portèrent un coup sévère : le bourg et les ouvrages furent ruinés et, au XVIIe siècle, la place fut abandonnée, vendue et en grande partie démolie par des entrepreneurs de Blois. De nombreux seigneurs et membres de la famille royale ont séjourné aux Montils, ce qui explique l'abondance des documents relatifs à ses transformations. La tour conservée est un donjon cylindrique d'environ 16 mètres de diamètre, isolé entre deux tranchées et précédé de vestiges d'enceintes et d'une porte monumentale. Le rez‑de‑chaussée présente une voûte en plein cintre portée par un pilier central qui abrite un puits ; une colonne‑conduit permettait de puiser l'eau jusqu'au premier étage, disposition retrouvée dans d'autres donjons du Blésois. Des souterrains creusés sous l'ouvrage sont signalés, mais leur usage paraît davantage domestique et stratégique que celui d'oubliettes légendaires. Le sommet a perdu sa couronne de créneaux, néanmoins la tour domine encore le paysage et rappelle la place stratégique qu'occupait la féodalité au Moyen Âge. Aujourd'hui en ruines, la petite forteresse des Montils est inscrite au titre des monuments historiques.