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Vestiges du castellum romain de Larçay en Indre-et-Loire

Patrimoine classé
Vestiges Gallo-romain
Oppidum

Vestiges du castellum romain de Larçay

    2 Rue de la Tour
    37270 Larçay
Propriété privée
Vestiges du castellum romain de Larçay
Vestiges du castellum romain de Larçay
Vestiges du castellum romain de Larçay
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Vestiges du castellum romain de Larçay
Vestiges du castellum romain de Larçay
Vestiges du castellum romain de Larçay
Crédit photo : Joël Thibault - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
300
400
1800
1900
2000
256–270
Construction du castellum
Fin de l’Antiquité
Abandon du site
1853
Première étude archéologique
12 juin 1926
Inscription aux Monuments Historiques
1984–1987
Fouilles de Jason Wood
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Castellum romain (vestiges) : inscription par arrêté du 12 juin 1926

Personnages clés

Louis Boilleau - Archéologue (Société archéologique de Touraine) Premières descriptions en 1853 et 1865.
Jean-Jacques Bourassé - Archéologue (SAT) Collaboration avec Boilleau pour l’étude initiale.
Jason Wood - Archéologue britannique Fouilles et rapports (1984–1987).
Charles Roach Smith - Voyageur et antiquaire Mentionne Larçay en 1854 dans ses notes.
Pierre Audin - Historien local Fouilles et synthèse dans les années 1970.

Origine et histoire

Le castellum de Larçay est une fortification militaire du Bas-Empire romain (IIIe siècle), construite sur un coteau dominant la vallée du Cher, à 10 km au sud-est de Caesarodunum (Tours). Sa superficie modeste (3 150 m2) et sa position stratégique suggèrent un rôle de surveillance des voies terrestres et fluviales, dans un contexte d’insécurité croissante (incursions barbares après 250 apr. J.-C.). Il réutilise partiellement les matériaux d’un mausolée antérieur du Ier–IIe siècle, démonté pour sa construction.

La construction, datée entre 256 et 270, reste inachevée et le site est abandonné à la fin de l’Antiquité. Les vestiges (courtine, tours en U ou circulaires) révèlent une architecture typique des castella gaulois : parements de moellons calcaires, noyau de blocage, et réemploi de colonnes ou blocs sculptés. Le mur nord, moins épais, profite de l’escarpement naturel pour sa défense.

Le site est mentionné dès 1853 par des archéologues locaux (Louis Boilleau, Jean-Jacques Bourassé), puis fouillé entre 1984 et 1987 par Jason Wood. Ces recherches confirment la réoccupation médiévale (sépultures mérovingiennes) et moderne (lotissements perturbant les niveaux archéologiques). Inscrit aux Monuments Historiques en 1926, il compte parmi les castella romains les mieux conservés de France, malgré des zones non construites ou disparues.

Le contexte historique lie sa construction à un programme défensif régional, incluant la fortification de Tours et d’autres sites comme Chisseaux. Proche d’un axe majeur (Bourges–Tours) et d’un aqueduc antique, le castellum devait contrôler les échanges fluviaux et terrestres. Son abandon coïncide avec la fin des structures administratives romaines en Gaule.

Le mobilier archéologique retrouvé (monnaies de Constantin, poteries sigillées) reste rare et mal localisé. Les fondations, dépourvues de tranchées maçonnées, utilisent des lits de pierres sèches ou des éléments de remploi (fûts de colonnes sciés). Les tours, initialement parementées comme la courtine, montrent des fissures révélant leur ajout postérieur à la muraille.

Les hypothèses sur son rôle exact (refuge, poste de surveillance) ou les raisons de son inachèvement (manque de ressources, changement stratégique) demeurent ouvertes. Les fouilles des années 1980 ont aussi mis au jour des traces d’occupation protohistorique à 200 m au sud-ouest, sans lien direct avec le castellum.

Liens externes