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Vestiges du Fort de Peccais à Saint-Laurent-d'Aigouze dans le Gard

Patrimoine classé Patrimoine militaire Fort Patrimoine défensif

Vestiges du Fort de Peccais

    Plaine de Saint-Jean30220 Saint-Laurent-d'Aigouze
Propriété d'une société privée
Fort de Peccais
Vestiges du Fort de Peccais
Vestiges du Fort de Peccais
Crédit photo : Thérèse Gaigé - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1569
Première mention du fort
1629
Reconstruction du fort
1716
Agrandissements majeurs
1791
Abolition de la gabelle
1820
Déclassement militaire
1914-1918
Prison pendant la Grande Guerre
1942-1944
Occupation allemande
1978
Classement monument historique
2012
Cession au Conservatoire du littoral
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Fort de Peccais (vestiges) , y compris le fossé (cad. D 424, 425) : inscription par arrêté du 13 décembre 1978

Personnages clés

Saint-Louis - Roi de France (XIIIe s.) Acheta les terres de Peccais en 1248.
Philippe IV le Bel - Roi de France (1285-1314) Acquit Peccais en 1290, instaura fermage des salins.
Delphine Christophe - Conservateur national des monuments historiques Prévoyait des travaux en 2014.

Origine et histoire du Fort de Peccais

Le fort de Peccais, construit au XVIIe siècle près des salins d’Aigues-Mortes (Gard), était une place militaire stratégique destinée à protéger les canaux et les récoltes de sel, monopole royal via la gabelle. Sa première mention remonte à 1569, mais l’édifice actuel fut reconstruit après 1629, suite aux conflits entre Calvinistes et autorité royale, jusqu’à la paix d’Alès. Disposant de bastions, fossés et casernements en U, il abritait logements des officiers, chapelle et magasins, agrandis jusqu’en 1716. Son déclin débuta avec l’abolition de la gabelle en 1791, suivi de son déclassement en 1820.

Pendant la Seconde Guerre mondiale (1942-1944), les Allemands y installèrent des blockhaus, soulignant son rôle stratégique face à un potentiel débarquement allié. Le fort servit aussi de prison durant la Première Guerre mondiale (1914-1918). Classé monument historique en 1978 pour ses vestiges et fossés, il fut cédé au Conservatoire du littoral en 2012 après avoir appartenu à la Compagnie des Salins du Midi, héritière des exploitants privés depuis le XIXe siècle.

Architecturalement, le fort combinait des éléments défensifs (courtines, bastions, coursière souterraine) et résidentiels (logements du gouverneur, lieutenant du roi). Son système hydraulique incluait citernes et glacières. Le site, aujourd’hui en ruines, témoigne des enjeux économiques du sel en Camargue, entre fiscalité royale, piraterie méditerranéenne et contrôle des voies fluviales. Les vestiges conservés (murs, fossés, bastions nord-est) permettent d’imaginer son organisation d’origine, marquée par une symétrie militaire et des aménagements successifs jusqu’au XVIIIe siècle.

Liens externes

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