Frise chronologique
Moyen Âge
Construction initiale
Construction initiale
Moyen Âge (≈ 1125)
Période estimée de construction du pont
1573
Utilisation attestée
Utilisation attestée
1573 (≈ 1573)
Dernière mention du tracé avant destruction
1625
Crue ou destruction volontaire
Crue ou destruction volontaire
1625 (≈ 1625)
Chute d’une pile, cause incertaine
14 avril 1948
Classement monument historique
Classement monument historique
14 avril 1948 (≈ 1948)
Inscription des vestiges à l’inventaire
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Pont du Diable (vestiges), en bordure de l'Aude, à 500 mètres au Nord-Ouest d'Alet : inscription par arrêté du 14 avril 1948
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun nom cité dans les sources |
Les textes ne mentionnent aucun acteur spécifique |
Origine et histoire
Le pont du Diable, situé à Alet-les-Bains dans l’Aude, est un vestige médiéval en maçonnerie aujourd’hui réduit à une culée. Il franchissait autrefois l’Aude sur l’ancienne route reliant Limoux à Alet, avant d’être partiellement détruit, peut-être lors de conflits religieux au XVIe siècle ou par une crue en 1625. Son tracé primitif, utilisé jusqu’en 1573, suggérerait une destruction volontaire pour entraver les mouvements protestants.
Les vestiges actuels incluent une pile renversée dans le lit de la rivière, une seconde pile partiellement debout (4 mètres), et les fondations d’une culée orientale. L’appareil des piles, distinct de celui de la culée, laisse supposer l’existence de deux ponts successifs, le second réutilisant des éléments du premier. À l’origine, le pont comptait probablement deux piles et trois arches, dont aucune ne subsiste aujourd’hui.
Classé monument historique par arrêté du 14 avril 1948, le site est aujourd’hui propriété mixte (commune et privés). Les études suggèrent que sa hauteur au-dessus de l’étiage et sa structure à éperons allongés reflètent des techniques de construction médiévales adaptées aux crues fréquentes de l’Aude. Les vestiges, bien que fragmentaires, témoignent de l’importance stratégique de ce passage fluvial dans l’histoire locale.
Les sources historiques, comme les travaux de Marcel Prade (1986) ou Yann L’Hote (2013), soulignent son rôle dans les conflits religieux du Languedoc. La destruction partielle du pont pourrait aussi résulter de mesures défensives, la chute d’une pile ayant rendu l’ouvrage inutilisable. Aujourd’hui, le site offre un aperçu des techniques de génie civil médiévales et des enjeux géopolitiques de la région.