Vestiges du pont du Diable à Alet-les-Bains dans l'Aude

Patrimoine classé Patrimoine urbain Pont Pont du Diable

Vestiges du pont du Diable

  • Le Bourg
  • 11580 Alet-les-Bains
Crédit photo : Auteur inconnu - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune ; propriété privée

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1500
1600
1700
1800
1900
2000
Moyen Âge
Construction du pont
1573
Prise d'Alet
1625
Destruction possible
14 avril 1948
Inscription historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Pont du Diable (vestiges), en bordure de l'Aude, à 500 mètres au Nord-Ouest d'Alet : inscription par arrêté du 14 avril 1948

Personnages clés

Yann L'Hote Auteur de 'Les ponts du Diable de France et de l'étranger'.
Marcel Prade Auteur de 'Les ponts monuments historiques'.
Paul-Franck Therain Auteur de 'Le pont de Coq, Histoires d'une restauration'.

Origine et histoire du Pont

Les vestiges du pont du Diable, pont du Moyen Âge, se trouvent à Alet-les-Bains et franchissaient autrefois l'Aude sur l'ancien tracé de la route d'Alet à Limoux, qui grimpait ensuite la montagne de Brau avant de rejoindre Limoux par Cournanel. Ce trajet était encore utilisé en 1573, lors de la prise d'Alet par les Protestants. La chute d'une des piles marque la destruction de l'ouvrage ; elle pourrait ne pas être due à la crue de 1625, mais avoir été provoquée volontairement pour empêcher des incursions protestantes vers le nord. Le pont, très élevé au-dessus de l'étiage, comportait deux piles et trois arches. Il ne subsiste ni arches ni culée occidentale ; de la culée orientale ne restent que quelques assises posées directement sur le roc. La pile orientale est renversée et couchée dans le lit de la rivière, tandis que la seconde pile, haute d'environ quatre mètres, est encore debout et présente des éperons allongés. La naissance de l'arche centrale, qui était voûtée, est encore visible. L'appareil des piles diffère sensiblement de celui de la culée orientale, nettement décalée par rapport à l'alignement de la pile existante ; ce décalage pourrait s'expliquer par l'existence de deux ponts successifs, le second réutilisant par économie des vestiges du premier. Les vestiges du pont sont inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du 14 avril 1948. La bibliographie signale notamment Yann L'Hote (Les ponts du Diable de France et de l'étranger), Marcel Prade (Les ponts monuments historiques) et Paul-Franck Therain (Le pont de Coq, Histoires d'une restauration).

Liens externes