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Via Domitia

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Crédit photo : user:toony - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
100 av. J.-C.
0
100
200
2000
118 av. J.-C.
Construction de la voie
Ier siècle av. J.-C.
Développement des infrastructures
Ier siècle
Apogée de la voie
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Voir commune de : Castelnau-de-Guers

Personnages clés

Cneus Domitius Ahenobarbus Proconsul romain ayant ordonné la construction de la Via Domitia.
Cicéron Auteur latin ayant mentionné la Via Domitia dans ses écrits.

Origine et histoire

La Via Domitia est une ancienne voie romaine créée à partir de 118 av. J.-C. pour relier l'Italie à la péninsule Ibérique en traversant la Gaule narbonnaise. Elle porte le nom du proconsul Cneus Domitius Ahenobarbus qui en ordonna la construction pour assurer les communications avec Rome et la circulation des troupes dans la nouvelle province. La dénomination « via Domitia » est attestée dans l'Antiquité pour le tronçon entre le Rhône et les Pyrénées, même si elle a pu désigner d'autres portions du parcours ; entre Gap (Vapincum) et Suse (Segusium) la route traversant les Alpes cottiennes était appelée via Cottia per Alpem. Le tracé général est connu grâce à des sources antiques comme la table de Peutinger, l'itinéraire d'Antonin et les gobelets de Vicarello, ainsi qu'à des indices archéologiques et toponymiques, et plusieurs voies modernes reprennent encore son itinéraire. La Via Domitia franchit les Alpes par le col de Montgenèvre, descend la vallée de la Durance, longe le nord du Luberon, franchit le Rhône à Beaucaire, traverse Nîmes et suit la côte du golfe du Lion jusqu'à l'Espagne en reliant les principales villes romaines du sud de la Gaule. Son rôle premier fut militaire, puis administratif avec le cursus publicus, mais elle devint rapidement une artère commerciale bénéfique à l'économie locale. Construite le plus rectilignement possible sur des sols porteurs, elle était pavée ou dallée en ville et, le plus souvent, constituée de terre battue reposant sur des couches de gravier et de cailloutis hors agglomérations. La voie était jalonnée de plus de quatre-vingt-dix bornes milliaires indiquant les distances, et pénétrait généralement les villes par des portes ou arcs, comme la porte d'Auguste à Nîmes ou l'arc de triomphe de Glanum. Plusieurs tronçons et ouvrages sont encore visibles et protégés au titre des monuments historiques, notamment le pont Ambroix, l'oppidum d'Ambrussum et le pont romain de Lurs, ainsi que divers tronçons en Languedoc et en Hérault. En Provence, le tracé conserve de nombreux vestiges : franchissements et stations antiques jalonnent l'itinéraire entre Suse, Briançon, Embrun, Gap et Sisteron, puis dans la plaine on relève des relais à Monêtier, Ganagobie, Lurs, Alaunium (Notre-Dame-des-Anges), Céreste et Apt. À Apt, la voie traversait la ville dont les vestiges antiques sont en grande partie recouverts par l'urbanisme moderne, tandis que le pont Julien, long de 80 mètres et large de 6 mètres, reste l'ouvrage le mieux conservé sur le parcours. En direction du Rhône la Via Domitia passait par Cavaillon, la Pierre Plantée à Plan-d'Orgon, Glanum et Saint-Rémy-de-Provence, puis rejoignait la vallée du Rhône vers Tarascon et Beaucaire où se développa un important castrum et de vastes villas viticoles. Entre Beaucaire et Nîmes la voie présente de nombreux jalons et conserve des bornes milliaires, puis traverse Nîmes en entrant par la porte d'Auguste et desservant des monuments aujourd'hui encore visibles comme la Maison Carrée et les arènes. En poursuivant vers l'ouest la Via Domitia franchissait le Vidourle au pont Ambroix, traversait Ambrussum, contournait l'oppidum d'Ensérune, et desservait Béziers et Narbonne, où elle traversait le forum et sortait par le pont des Marchands sur l'Aude. Plus à l'ouest et dans les Pyrénées-Orientales, l'itinéraire présente des variantes : l'itinéraire d'Antonin et d'autres indices évoquent une voie côtière et une voie intérieure, difficiles à distinguer précisément mais probablement contemporaines et très fréquentées. La voie côtière desservait Ruscino (près de Perpignan) puis Illiberis (Elne), Collioure et Portus Veneris (Port-Vendres), tandis que des tracés intérieurs possibles passent par Cabestany, Bages, le Boulou ou Nidolères selon les hypothèses archéologiques. Le sommet des Pyrénées marquant la limite entre la Gaule narbonnaise et l'Hispanie, Summum Pyrenæum, est aujourd'hui identifié au col de Panissars où ont été retrouvés des ornières taillées dans le roc et les fondations du trophée de Pompée. La Via Domitia est mentionnée dans la littérature latine, notamment dans la plaidoirie Pro Fonteio de Cicéron, qui défend un gouverneur accusé d'avoir mal géré des travaux de routes, dont ceux de la Via Domitia. Après la fin de l'Empire romain, certains tronçons restèrent en usage et contribuèrent à former des voies médiévales comme la Strata francesa ou Caminum Gallicum entre Narbonne et le Roussillon. La longueur totale de l'itinéraire est estimée à 780 kilomètres et le nom de la Via Domitia perdure aujourd'hui dans la toponymie régionale, employé pour des établissements scolaires, universitaires et sanitaires.

Liens externes

Autres patrimoines et monuments aux alentours