Frise chronologique
1903-1904
Construction du viaduc
Construction du viaduc
1903-1904 (≈ 1904)
Réalisé par Levallois-Perret, arcs de 140m.
décembre 1904
Inauguration
Inauguration
décembre 1904 (≈ 1904)
Mise en service ligne 5.
1936
Renforcement structurel
Renforcement structurel
1936 (≈ 1936)
Soudures pour métros lourds.
12 juin 1986
Classement MH
Classement MH
12 juin 1986 (≈ 1986)
Inscrit monuments historiques.
2000
Illumination et prix
Illumination et prix
2000 (≈ 2000)
Célébration centenaire métro.
2013
Rénovation majeure
Rénovation majeure
2013 (≈ 2013)
Peinture anticorrosion, consolidation.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Viaduc d'Austerlitz, entre le 12ème et le 13ème arrondissement (cad. non cadastré, domaine public) : inscription par arrêté du 12 juin 1986
Personnages clés
| Louis Biette - Ingénieur |
Supervise la construction (1903-1904). |
| Jean Camille Formigé - Architecte-décorateur |
Conçoit motifs marins et armes de Paris. |
| Maurice Koechlin - Ingénieur |
Collabore à la structure métallique. |
| Gustave Michel - Sculpteur |
Réalise décorations des piles. |
| Fulgence Bienvenüe - Ingénieur |
Contribue au projet métro. |
Origine et histoire
Le viaduc d'Austerlitz est un pont ferroviaire construit entre 1903 et 1904 pour permettre à la ligne 5 du métro de Paris de franchir la Seine. Réalisé par la Société de construction de Levallois-Perret (anciens établissements Gustave Eiffel), il adopte une structure audacieuse : deux arcs paraboliques en acier de 140 mètres de portée, sans piliers intermédiaires, pour ne pas entraver la navigation fluviale. Les rails, posés directement sur le tablier, évitent le poids d’un ballast, tandis que les piles en pierre supportent l’ensemble.
La décoration du viaduc, confiée à l’architecte Jean Camille Formigé, intègre des motifs marins (poissons, ancres, tridents) et les armes de Paris, reflétant son lien avec le fleuve. L’ingénieur Louis Biette supervise les travaux, assisté de Fulgence Bienvenüe et Maurice Koechlin, ce dernier ayant aussi collaboré à la tour Eiffel. La rampe d’accès hélicoïdale sur la rive droite est construite par l’entreprise Daydé et Pillé.
Inscrit aux monuments historiques en 1986, le viaduc subit des renforcements en 1936 pour supporter des métros plus lourds. En 2000, il est illuminé pour célébrer le centenaire du métro et reçoit le prix du Patrimoine moderne. Des rénovations majeures en 2013 (peinture anticorrosion, consolidation) interrompent temporairement la ligne 5. Une inspection quinquennale et un suivi permanent garantissent sa pérennité.
Avec sa portée de 140 mètres, le viaduc d’Austerlitz dépasse celle du pont Alexandre-III (1900) et reste un symbole de l’ingénierie parisienne du début XXe siècle. Il relie la gare d’Austerlitz au quai de la Rapée, via un ouvrage en courbe de 75 mètres de rayon, et est desservi par les stations de métro éponymes.
Les sculptures ornant les piles sont l’œuvre de Gustave Michel, tandis que la structure métallique, en acier doux laminé, témoigne des avancées techniques de l’époque. Le viaduc illustre aussi le choix économique de l’époque : construire un pont plutôt qu’un tunnel sous-fluvial, moins coûteux pour le réseau métro.