Frise chronologique
1914-1916
Construction du viaduc
Construction du viaduc
1914-1916 (≈ 1915)
Dirigée par Louis Harel de La Noë.
1922
Mise en service
Mise en service
1922 (≈ 1922)
Après renforcement du tablier.
1948
Fermeture de la ligne
Fermeture de la ligne
1948 (≈ 1948)
Fin de l’exploitation ferroviaire.
3 mars 2014
Classement monument historique
Classement monument historique
3 mars 2014 (≈ 2014)
Inscription officielle.
17 novembre 2014
Interdiction de circulation
Interdiction de circulation
17 novembre 2014 (≈ 2014)
État dégradé des tabliers.
2016
Projet de restauration
Projet de restauration
2016 (≈ 2016)
Prévu pour 2019-2020.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le viaduc en totalité (non cadastré, domaine public) : inscription par arrêté du 3 mars 2014
Personnages clés
| Louis Harel de La Noë - Ingénieur en chef |
Concepteur du viaduc. |
Origine et histoire
Le viaduc de Caroual, situé à Erquy dans les Côtes-d’Armor, est un ouvrage ferroviaire construit entre 1914 et 1916 sous la direction de l’ingénieur Louis Harel de La Noë. D’une longueur de 109,25 mètres et d’une hauteur de 17,50 mètres, il se compose de sept travées, dont un arc central de 45 mètres en béton armé, encadré par des arcs en maçonnerie et en béton. Ce viaduc illustre les techniques innovantes de Harel de La Noë, combinant standardisation, préfabrication sur site et utilisation du béton armé, caractéristiques des grands ouvrages du réseau ferré local.
Inauguré en 1922 après des travaux de renforcement du tablier (ajout de longerons et d’un hourdis), le viaduc servit à la ligne Yffiniac-Matignon jusqu’à sa fermeture en 1948. Classé monument historique en 2014, il fut ensuite interdit à la circulation en 2014 en raison de la dégradation de ses tabliers et garde-corps. Un projet de restauration, estimé à 1,25 million d’euros, fut envisagé par la mairie d’Erquy pour 2019-2020, afin de préserver ce patrimoine emblématique des chemins de fer bretons.
Le viaduc incarne l’héritage industriel des Côtes-d’Armor et le savoir-faire de Harel de La Noë, pionnier du béton armé en France. Son architecture, marquée par des arcs en croix de Saint-André et des matériaux locaux (grès, poudingue), en fait un témoignage unique de l’ingénierie ferroviaire du début du XXe siècle. Aujourd’hui, il reste un symbole du patrimoine technique breton, malgré les défis liés à sa conservation.