Frise chronologique
1857
Début des travaux
Début des travaux
1857 (≈ 1857)
Lancement du chantier par la Compagnie du Grand Central.
1862
Reprise des travaux
Reprise des travaux
1862 (≈ 1862)
Chantier repris par la Compagnie PLM.
16 mai 1870
Inauguration de la ligne
Inauguration de la ligne
16 mai 1870 (≈ 1870)
Mise en service du viaduc et de la ligne.
28 décembre 1984
Inscription aux Monuments historiques
Inscription aux Monuments historiques
28 décembre 1984 (≈ 1984)
Protection officielle du viaduc.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Viaduc de Chapeauroux (cad. C 1129) : inscription par arrêté du 28 décembre 1984
Personnages clés
| Dombre, Ruelle et Joubert - Ingénieurs de la PLM |
Concepteurs du viaduc. |
| Entreprises Marigues et Ramon - Constructeurs |
Responsables des travaux. |
Origine et histoire
Le viaduc de Chapeauroux, aussi appelé viaduc du Nouveau-Monde, est un pont ferroviaire en pierre construit pour enjamber la rivière du Chapeauroux sur la commune de Saint-Bonnet-de-Montauroux, en Lozère. Achevé en 1870, il fait partie de la ligne des Cévennes, un tronçon ferroviaire riche en ouvrages d'art. Ce viaduc, long de 433 mètres et composé de 28 arches de 12 mètres, est en courbe avec un rayon de 260 mètres, épousant la forme de la vallée.
Les travaux débutent vers 1857 sous la Compagnie du Grand Central, qui fait faillite, avant d'être repris en 1862 par la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM). Les ingénieurs Dombre, Ruelle et Joubert conçoivent le viaduc pour traverser une zone étroite à la confluence de l'Allier et du Chapeauroux, tout en le protégeant des crues. Les entreprises Marigues et Ramon achèvent les travaux début 1870, et la ligne est inaugurée le 16 mai 1870. Le chantier révèle les vestiges du village gaulois de Condate, une station de la via Agrippa en Gévaudan.
Le viaduc est inscrit aux Monuments historiques depuis le 28 décembre 1984. Son nom alternatif, viaduc du Nouveau Monde, provient du camp des ouvriers installé dans un lieu alors inhabité. La construction de cet ouvrage imposant dans une région enclavée marque profondément la population locale. Un caveau en forme de wagonnets, visible dans le cimetière de Saint-Haon, témoigne de l'impact du chantier.
Le viaduc débouche au sud sur la gare de Chapeauroux, qui sert de gare de croisement et de station pour le train touristique des gorges de l'Allier. Avec ses 20 mètres de hauteur moyenne, il reste un exemple remarquable de l'ingénierie ferroviaire du XIXe siècle.