Construction du viaduc 1882-1885 (≈ 1884)
Réalisé par la société Eiffel à Levallois-Perret.
13 juin 1887
Ouverture de la ligne
Ouverture de la ligne 13 juin 1887 (≈ 1887)
Mise en service du tronçon Montluçon-Eygurande.
15 janvier 1975
Classement Monument historique
Classement Monument historique 15 janvier 1975 (≈ 1975)
Inscription à l’inventaire des Monuments historiques.
mars 2008
Fin de l’exploitation ferroviaire
Fin de l’exploitation ferroviaire mars 2008 (≈ 2008)
Désaffectation définitive de la ligne.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Viaduc sur la Tarde : inscription par arrêté du 15 janvier 1975
Personnages clés
Gustave Eiffel - Maître d’œuvre
Concepteur du viaduc via sa société.
Ingénieur Daigremont - Directeur des travaux
Supervisa la construction entre 1882 et 1885.
Origine et histoire du Viaduc de la Tardes
Le viaduc de la Tardes est un ouvrage ferroviaire métallique désaffecté, situé entre Évaux-les-Bains et Budelière, dans le département de la Creuse (Nouvelle-Aquitaine). Long de 250,50 mètres et haut de 91,33 mètres, il franchit la rivière Tardes, un affluent du Cher. Son tablier en fer à croisillons repose sur des piles en maçonnerie, illustrant une architecture industrielle sobre et fonctionnelle.
Conçu et réalisé entre 1882 et 1885 par la société Les Constructions métalliques et entreprises générales de travaux publics de Levallois-Perret (future Eiffage Métal), le viaduc fut dirigé par Gustave Eiffel, assisté de l'ingénieur Daigremont. Il supportait la voie unique de la ligne Bourges-Miécaze, reliant Paris à Aurillac via Ussel. La section incluant le viaduc fut ouverte au trafic le 13 juin 1887.
Le viaduc, symbole de l’ère industrielle et des progrès techniques du XIXe siècle, cessa toute activité ferroviaire en mars 2008. Il fut inscrit aux Monuments historiques le 15 janvier 1975, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale. Aujourd’hui, il témoigne de l’ingénierie audacieuse de Gustave Eiffel et de l’histoire des transports en Limousin.
La structure se distingue par son dépouillement architectural : un parapet métallique à croisillons horizontal, soutenu par des piles verticales en maçonnerie. Ce choix esthétique et technique reflète les principes de rationalité et d’efficacité prônés par Eiffel, également visible dans ses autres réalisations comme la tour parisienne éponyme.
Situé à la limite des départements de la Creuse et de l’Allier, le viaduc marquait un point stratégique sur la ligne Montluçon-Eygurande. Son abandon en 2008 s’inscrit dans le déclin progressif des petites lignes ferroviaires rurales en France, victime de la concurrence routière et de la réduction des budgets publics alloués aux infrastructures locales.