Frise chronologique
1869
Construction du viaduc
Construction du viaduc
1869 (≈ 1869)
Réalisé par Eiffel et Cie sur la ligne Commentry-Gannat.
3e quart XIXe siècle
Période de construction
Période de construction
3e quart XIXe siècle (≈ 1962)
Contexte ferroviaire et industriel en Auvergne.
8 décembre 1965
Inscription Monument historique
Inscription Monument historique
8 décembre 1965 (≈ 1965)
Protection officielle avec le viaduc de Rouzat.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Viaduc de Neuvial (cad. C 488, 489) : inscription par arrêté du 8 décembre 1965
Personnages clés
| Gustave Eiffel - Maître d'œuvre |
Fonda Eiffel et Cie en 1867. |
| Wilhelm Nördling - Ingénieur en chef |
Concepteur pour la Compagnie du Paris-Orléans. |
| Théophile Seyrig - Ingénieur associé |
Supervisa la construction avec Eiffel. |
Origine et histoire
Le viaduc de Neuvial, situé entre les communes de Mazerier et Bègues dans l'Allier, fut construit en 1869 par la société Eiffel et Cie sur la ligne Commentry-Gannat. Il franchit un vallon descendant vers la Sioule et s’inscrit dans le projet ferroviaire Lyon-Bordeaux, repris par la Compagnie du Paris-Orléans. Son nom provient du village voisin de Neuvial, sur la rive droite de la rivière.
Conçu par l’ingénieur Wilhelm Nördling pour la Compagnie du Paris-Orléans, sa réalisation fut supervisée par Gustave Eiffel et son associé Théophile Seyrig. Ce viaduc, avec celui de Rouzat, marque les débuts de la construction ferroviaire métallique d’Eiffel, bien avant ses célèbres ouvrages comme le viaduc de Garabit (1884) ou le pont Maria Pia (1877). Il combine maçonnerie (culées et piles) et structure métallique, avec un pilier central en colonnes reliées par des croix de Saint-André.
Le viaduc fut inscrit Monument historique le 8 décembre 1965, en même temps que celui de Rouzat. Quatre viaducs de la ligne Commentry-Gannat sont aujourd’hui protégés, témoignant de l’importance patrimoniale de cette infrastructure ferroviaire du XIXe siècle. La route départementale 37 passe deux fois sous l’ouvrage, qui reste un point de passage clé pour les liaisons Lyon-Bordeaux et Clermont-Ferrand-Montluçon.
Sa structure repose sur des culées en maçonnerie à chaque extrémité, dont celle de l’ouest forme une grande arche. Le tablier métallique, soutenu par un pilier central, se prolonge vers l’est par une travée distincte reliant à une pile en maçonnerie. Cette conception hybride illustre les innovations techniques de l’époque, mêlant robustesse et élégance architecturale.