Frise chronologique
1848
Mise en service
Mise en service
1848 (≈ 1848)
Ouverture du viaduc ferroviaire.
2e quart du XIXe siècle
Période de construction
Période de construction
2e quart du XIXe siècle (≈ 1937)
Contexte des grands viaducs ferroviaires.
28 décembre 1984
Classement Monument historique
Classement Monument historique
28 décembre 1984 (≈ 1984)
Inscription par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Viaduc (cad. A5 1784) : inscription par arrêté du 28 décembre 1984
Personnages clés
| Gustave Desplaces - Ingénieur en chef |
Dirigea la construction du viaduc. |
| Paul Séjourné - Ingénieur et critique |
Jugea l’ouvrage « cher et laid ». |
Origine et histoire
Le viaduc de Saint-Chamas, aussi appelé viaduc Saint-Léger, est un viaduc ferroviaire en maçonnerie construit au 2e quart du XIXe siècle. Il permet à la ligne de Paris-Lyon à Marseille-Saint-Charles de franchir la Touloubre. Long de 386 mètres, il est situé entre les gares de Saint-Chamas et de Rognac, dans les Bouches-du-Rhône. Son architecture originale, composée de 49 arches en plein cintre enchevêtrées, lui donne une apparence unique, bien que critiquée pour sa complexité jugée inutile par certains ingénieurs comme Paul Séjourné.
Le viaduc a été construit sous la direction de l’ingénieur Gustave Desplaces et mis en service en 1848. Il s’inscrit dans une période de développement intense des infrastructures ferroviaires en France, où les contraintes techniques des voies ferrées ont conduit à la construction de nombreux viaducs en maçonnerie. Malgré des réserves sur son esthétique et son utilité pratique, l’ouvrage reste un témoignage remarquable de l’ingénierie du XIXe siècle.
Classé Monument historique par arrêté du 28 décembre 1984, le viaduc de Saint-Chamas est aujourd’hui un patrimoine protégé, illustrant l’histoire des transports et de l’architecture industrielle en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Sa structure audacieuse, avec des arches se croisant au tiers de leur hauteur, en fait un exemple rare et étudié, bien que peu imité par la suite.
Le viaduc appartient à un établissement public et se situe à l’adresse approximative du 34 Rue du Viaduc, à Saint-Chamas. Son inscription parmi les Monuments historiques souligne son importance patrimoniale, tant sur le plan technique qu’historique, dans le paysage ferroviaire français.