Construction du viaduc 1902–1904 (≈ 1903)
Œuvre de Louis Harel de la Noë pour les chemins de fer.
1967
Ajout d’un corset en béton
Ajout d’un corset en béton 1967 (≈ 1967)
Renforcement controversé de la structure.
novembre 2013–2015
Restauration majeure
Restauration majeure novembre 2013–2015 (≈ 2014)
Travaux de confortement et modernisation.
3 mars 2014
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 3 mars 2014 (≈ 2014)
Protection officielle du viaduc.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le viaduc en totalité (non cadastré, domaine public) : inscription par arrêté du 3 mars 2014
Personnages clés
Louis Harel de la Noë - Ingénieur concepteur
A conçu le viaduc et son réseau ferroviaire.
Origine et histoire du Viaduc de Toupin
Le viaduc de Toupin a été édifié entre 1902 et 1904 par l’ingénieur Louis Harel de la Noë pour les Chemins de fer des Côtes-du-Nord, dans le cadre de la ligne Saint-Brieuc–Moncontour. D’une longueur de 179 mètres et culminant à 35 mètres de hauteur, il combine maçonnerie traditionnelle, métal et béton armé, une innovation pour l’époque. Ses piles, rehaussées de pilettes en béton armé de 7 mètres, illustrent les techniques pionnières de son concepteur. Initialement dédié au trafic ferroviaire, il a été reconverti en pont-route après la fermeture de la ligne, assurant aujourd’hui une liaison entre le quartier de l’Europe et le centre-ville de Saint-Brieuc.
En 1967, le département a ajouté un corset de béton armé pour renforcer la structure, mais ce dispositif, fissuré avec le temps, a altéré son esthétique et inspiré des critiques, comme en témoigne la destruction similaire du viaduc de Souzain en 1995. Une restauration majeure a été engagée en novembre 2013 pour une durée de 18 mois. Les travaux ont porté sur la réparation des arcs, des piles, et du tablier, avec un remplacement des éléments endommagés (maçonnerie, métal) et l’application d’un enduit imperméabilisant. La chaussée a été refaite, les garde-corps restaurés à l’identique, et le trottoir élargi pour améliorer la sécurité des piétons. Depuis, la circulation y est limitée à 30 km/h, interdite aux poids lourds.
Reconnu pour sa valeur patrimoniale, le viaduc a fait l’objet d’une demande d’inscription aux Monuments Historiques en janvier 2013, aboutissant à son classement officiel le 3 mars 2014. Il constitue aujourd’hui l’un des derniers témoignages du réseau ferroviaire conçu par Harel de la Noë dans les Côtes-d’Armor, alliant élégance architecturale et innovations techniques. Son entretien régulier vise à concilier préservation du patrimoine et usage contemporain, tant pour les véhicules que pour les piétons.