Crédit photo : Thierry Llansades from la rochelle/ Vernet dels ba - Sous licence Creative Commons
Frise chronologique
1906-1908
Construction du viaduc
Construction du viaduc
1906-1908 (≈ 1907)
Dirigée par Paul Séjourné pour la ligne de Cerdagne.
18 juillet 1910
Inauguration du viaduc
Inauguration du viaduc
18 juillet 1910 (≈ 1910)
Ouverture simultanée avec le Train Jaune.
30 décembre 1994
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
30 décembre 1994 (≈ 1994)
Reconnaissance patrimoniale officielle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Viaduc situé au point kilomètrique 17, 928 sur la ligne de chemin de fer Villefranche - La Tour-de-Carol (cad. non cadastré) : inscription par arrêté du 30 décembre 1994
Personnages clés
| Paul Séjourné - Ingénieur des Ponts et Chaussées |
Concepteur du viaduc et de son architecture. |
| Jules Lax - Ingénieur chef de projet |
Dirigea la ligne de Cerdagne pour la Compagnie du Midi. |
Origine et histoire
Le viaduc Séjourné, également appelé pont de Fontpédrouse, est un ouvrage ferroviaire majeur conçu pour la ligne de Cerdagne, reliant Villefranche-de-Conflent à Bourg-Madame. Construit entre 1906 et 1908 sous la direction de l’ingénieur Paul Séjourné, il franchit la Têt et la route nationale 116. Ce pont à deux étages, long de 236,70 mètres, se distingue par son architecture audacieuse : un grand arc ogival central de 30 mètres de large, surmonté d’un tablier supportant la voie ferrée, le tout encadré par des piles carrées crénelées. Il fut inauguré le 18 juillet 1910 avec la mise en service du « Train Jaune », ligne à voie métrique électrifiée, symbole du désenclavement des Pyrénées catalanes.
L’ouvrage, réalisé en maçonnerie, intègre des éléments défensifs comme des chambres de minage au sommet des piles, accessibles depuis la voie. Sa structure combine fonctionnalité et esthétique, avec des arcs en plein cintre pour les viaducs d’approche et des élégissements décoratifs. Le viaduc s’inscrit dans un projet plus large piloté par l’ingénieur Jules Lax pour la Compagnie des chemins de fer du Midi, visant à relier la plaine du Roussillon aux hauts plateaux cerdans. Classé Monument Historique en 1994, il incarne l’ingénierie française du début du XXe siècle et reste un symbole du patrimoine industriel catalan.
Dans la culture locale, le viaduc a inspiré des œuvres littéraires, comme Le Pont des illusions (2012) de Gérard Raynal, qui romanise sa construction. Son rôle dans l’histoire régionale dépasse le cadre technique : il a facilité les échanges économiques et humains entre la France et l’Espagne via la Cerdagne, tout en devenant un repère visuel marquant du paysage pyrénéen. Aujourd’hui, il attire autant pour son architecture que pour son intégration dans le parcours touristique du « Train Jaune », classé à l’UNESCO au titre des Paysages culturels du chemin de fer.