Viaduc Séjourné à Fontpédrouse dans les Pyrénées-Orientales
Patrimoine classéPatrimoine ferroviaireViaduc
Viaduc Séjourné à Fontpédrouse
N116
66360 Fontpédrouse
Crédit photo : Thierry Llansades from la rochelle/ Vernet dels ba - Sous licence Creative Commons
Propriété d'un établissement public de l'Etat
Frise chronologique
XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1906-1908
Construction
Construction 1906-1908 (≈ 1907)
Début et fin de la construction du pont.
1903-1910
Construction de la ligne
Construction de la ligne 1903-1910 (≈ 1907)
Période de réalisation de la ligne de Cerdagne sous la direction de Jules Lax.
1907-1908
Construction du viaduc
Construction du viaduc 1907-1908 (≈ 1908)
Période de construction du viaduc Séjourné.
1910
Inauguration
Inauguration 1910 (≈ 1910)
Inauguration du pont le 18 juillet 1910.
18 juillet 1910
Inauguration du viaduc
Inauguration du viaduc 18 juillet 1910 (≈ 1910)
Date d'inauguration du viaduc lors de l'ouverture du chemin de fer.
30 décembre 1994
Inscription historique
Inscription historique 30 décembre 1994 (≈ 1994)
Date d'inscription du viaduc au titre des Monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Viaduc situé au point kilomètrique 17, 928 sur la ligne de chemin de fer Villefranche - La Tour-de-Carol (cad. non cadastré) : inscription par arrêté du 30 décembre 1994
Personnages clés
Paul Séjourné
Ingénieur concepteur du viaduc.
Jules Lax
Ingénieur directeur de la ligne de Cerdagne.
Origine et histoire du Viaduc Séjourné
Le viaduc Séjourné, aussi appelé pont Séjourné ou pont de Fontpédrouse, est un viaduc ferroviaire de la ligne de Villefranche-de-Conflent à Bourg-Madame, dite ligne de Cerdagne ou "Petit Train Jaune", voie métrique électrifiée réalisée de 1903 à 1910 sous la direction de l'ingénieur Jules Lax. Conçu par l'ingénieur Paul Séjourné, l'ouvrage a été réalisé entre 1907 et 1908 et inauguré lors de l'ouverture du chemin de fer le 18 juillet 1910 ; il a été inscrit au titre des Monuments historiques le 30 décembre 1994. Le viaduc, en maçonnerie, franchit la Têt et la route nationale 116 ; il est à deux niveaux et s'inscrit sur un tracé rectiligne présentant une déclivité de 6 %. Selon les sources la longueur totale est indiquée à 217 mètres ou à 236,70 mètres. La section centrale, encadrée par deux piles-culées carrées ornées de créneaux en encorbellement, comporte à l'étage inférieur un grand arc ogival d'ouverture de 30 mètres et d'une hauteur de 35 mètres au-dessus du torrent ; la clé de cet arc touche le tablier intermédiaire. De part et d'autre de la clé, deux arcs secondaires soutiennent également le tablier intermédiaire. Sur l'étage supérieur, quatre arcs percés d'élégissements portent le tablier de la voie ferrée ; ces arcs s'appuient sur les deux grosses piles carrées ainsi que sur trois piles qui s'élèvent au-dessus de l'arc ogival de l'étage inférieur. Deux viaducs d'approche à arcs en plein cintre en maçonnerie encadrent la partie centrale. Chacune des deux piles carrées possède, au sommet, une chambre de minage accessible depuis la voie. Le viaduc est documenté par des photographies et des études, notamment dans la base Mérimée et des publications consacrées au Train Jaune, et il a inspiré une part importante du roman Le pont des illusions de Gérard Raynal.