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Vicus gallo-romain de la Oedenbourg

Vicus gallo-romain de la Oedenbourg

  • Route Sans Nom
  • 68600 Biesheim
Vicus gallo-romain de la Oedenbourg
Vicus gallo-romain de la Oedenbourg
Vicus gallo-romain de la Oedenbourg
Vicus gallo-romain de la Oedenbourg
Vicus gallo-romain de la Oedenbourg
Crédit photo : Veleius - Sous licence Creative Commons
Propriété privée ; propriété de la commune
Route Sans Nom, 68600 Biesheim, France

Frise chronologique

Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
100
200
300
400
500
1900
2000
Début du Ier siècle
Première occupation romaine
Vers 192
Début de l’occupation dense
312–415
Apogée du vicus
IVe siècle
Construction d’une forteresse
1989
Classement monument historique
Depuis 1998
Fouilles internationales annuelles
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Totalité des vestiges dégagés et enfouis, y compris le sol (cad. 50 21, 22, 83, 84, 152, 153) : inscription par arrêté du 20 novembre 1989

Personnages clés

Ptolémée - Géographe grec Première mention d’*Argentovaria* dans ses écrits.
Vespasien - Empereur romain (69–79) Expansion impériale jusqu’au Danube.
J. D. Specklin - Cartographe du XVIe siècle Représente le site sur sa carte (1576).

Origine et histoire

Le vicus gallo-romain de l'Oedenbourg, mentionné sous le nom d’Argentovaria dans la Géographie de Ptolémée, est un site archéologique majeur situé à Biesheim (Haut-Rhin). Bien que le lien entre le nom antique et le site n’ait pas été confirmé par l’archéologie, les fouilles attestent d’une occupation romaine dès le début du Ier siècle, près d’un gué stratégique sur le Rhin. Sous Vespasien, le camp militaire fut abandonné par l’armée et réinvesti par des civils, marquant le début d’une occupation civile durable.

L’archéologie distingue deux phases d’occupation dans la première moitié du Ier siècle : d’abord sur le site de Rheinacker (nord-est), puis dans la zone du Ried (sud-ouest), de part et d’autre du canal de dérivation du Rhin. Entre la fin du IIe siècle (vers 192) et le début du IVe siècle, le site d’Oedenburg fut activement occupé, avant de connaître son apogée entre 312 et 415, avec une concentration des habitats sur le plateau plutôt que dans la vallée. Une forteresse y fut construite au IVe siècle, comme en témoignent des artefacts militaires (cuirasses, glaives) et un lingot d’argent estampillé (Donativum).

Les premières découvertes remontent au XVIIe siècle, avec des objets gallo-romains exhumés sporadiquement. Des fouilles systématiques débutèrent en 1824 et 1868, lors de la construction du canal du Rhin. Depuis 1960, des sondages ont révélé des vestiges de camps julio-claudiens (1999), des bâtiments civils, une nécropole et des objets religieux. Une mission internationale (France, Allemagne, Suisse) fouille le site annuellement depuis 1998. Classé monument historique en 1989, les vestiges sont exposés au musée communal.

Le site figure sur la carte de J. D. Specklin (1576) et illustre l’évolution d’un vicus frontalier, marqué par des déplacements stratégiques et une occupation continue jusqu’au début du Ve siècle. Les fouilles révèlent une vie mixte, à la fois civile (habitats, nécropole) et militaire (armement, forteresse), reflétant l’importance du Rhin comme axe de contrôle et d’échanges sous l’Empire romain.

Liens externes

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