Construction initiale XVe siècle (seconde moitié) (≈ 1550)
Édifiée sous Hardouin IX de Maillé (tradition)
XVIIe siècle
Transformation en palais de justice
Transformation en palais de justice XVIIe siècle (≈ 1750)
Intègre deux travées, étage mansardé ajouté
1913
Démolition partielle
Démolition partielle 1913 (≈ 1913)
Partie judiciaire remplacée par une salle des fêtes
21 octobre 1930
Classement monument historique
Classement monument historique 21 octobre 1930 (≈ 1930)
Protection définitive de l’édifice
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Halle (cad. AL) : classement par décret du 21 octobre 1930
Personnages clés
Hardouin IX de Maillé - Baron et seigneur
Commanditaire présumé (tradition orale)
Louis-Charles d'Albert de Luynes - Seigneur de Luynes
Initiateur des transformations au XVIIe siècle
Origine et histoire de la Vieille halle
La vieille halle de Luynes est une construction emblématique du XVe siècle, édifiée dans le centre ancien de Luynes, en bordure des douves du château. Orientée est-ouest, elle s’intègre dans un tissu urbain médiéval, reliée au château par un escalier enjambant autrefois les fossés. Ce monument, initialement composé de onze travées, illustre l’architecture civile tourangelle de l’époque, avec une nef centrale flanquée de deux bas-côtés de largeur inégale.
Au XVIIe siècle, sous l’impulsion de Louis-Charles d'Albert de Luynes, deux travées occidentales sont transformées en palais de justice, servant aussi de salle des gardes et de mairie pendant la Révolution. Ces aménagements, incluant un étage mansardé, modifient partiellement la structure d’origine. En 1913, la partie judiciaire est démolie pour laisser place à une salle des fêtes, réduisant le bâtiment à quatre travées et altérant définitivement son aspect médiéval.
Classée monument historique en 1930, la halle conserve sa fonction marchande originelle au XXIe siècle. Sa charpente, construite avec des bois de récupération et reposant sur des dés de pierre, culmine à 15 mètres. Bien que sept travées aient disparu (deux à l’est, cinq à l’ouest), elle reste un témoignage rare des halles en bois de Touraine, dont beaucoup ont disparu avec l’arrivée du chemin de fer.
La tradition attribue sa construction à Hardouin IX, baron de Maillé, bien que cette paternité repose sur des récits non documentés. Les modifications successives reflètent les évolutions urbaines et judiciaires de Luynes, depuis son rôle de lieu d’échange médiéval jusqu’à son adaptation aux besoins modernes, tout en préservant son statut de bien communal.