Frise chronologique
début XIIe siècle
Construction présumée du château
Construction présumée du château
début XIIe siècle (≈ 1204)
Érigé pour protéger un monastère.
1465
Séjour de Louis XI
Séjour de Louis XI
1465 (≈ 1465)
Lors de la ligue du Bien public.
septembre 1590
Destruction partielle
Destruction partielle
septembre 1590 (≈ 1590)
Par les royalistes contre la Ligue.
XVIe siècle
Modifications architecturales
Modifications architecturales
XVIe siècle (≈ 1650)
Ajout de quatre tours, visite de François Ier.
à partir de 1789
Démantèlement révolutionnaire
Démantèlement révolutionnaire
à partir de 1789 (≈ 1789)
Abandon progressif du château.
12 novembre 1926
Classement monument historique
Classement monument historique
12 novembre 1926 (≈ 1926)
Inscription de la Vieille Tour.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Vieille Tour : inscription par arrêté du 12 novembre 1926
Personnages clés
| Louis XI - Roi de France |
Séjourna à Marsat en 1465. |
| François Ier - Roi de France |
Visita Marsat au XVIe siècle. |
| Seigneur laïc de Marsat (XIIe siècle) - Protecteur du monastère |
Premier seigneur mentionné dans les textes. |
Origine et histoire
La Vieille Tour de Marsat, située dans le département du Puy-de-Dôme en Auvergne-Rhône-Alpes, est un vestige médiéval d’un château fort érigé probablement au début du XIIe siècle. Ce château, initialement doté de hauts murs et d’échauguettes, fut modifié au XVIe siècle avec l’ajout de quatre tours, dont seules deux subsistent aujourd’hui. Il fut partiellement détruit en 1590 par les royalistes après que les habitants eurent soutenu la Ligue, puis démantelé à partir de la Révolution. La tour, classée monument historique en 1926, domine une fontaine couverte également protégée, ornée de statues de la Vierge et de Saint-Jean.
Le château de Marsat, lié à la protection d’un monastère voisin, apparaît dans les textes au XIIe siècle avec la mention d’un seigneur laïc. Il fut un lieu de passage notable, accueillant Louis XI en 1465 lors de la ligue du Bien public, puis François Ier au XVIe siècle. Aujourd’hui, les ruines, dégagées de la végétation, abritent les Journées de la pierre, un événement local célébrant le patrimoine. Le site, intégré au pays d’art et d’histoire de Riom, est aussi un sanctuaire marial sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle.
L’Armorial de Guillaume Revel (XVe siècle) décrit Marsat comme un château fortifié en ruines, avec des tours et des murs imposants. Les transformations architecturales, comme les fenêtres à traverse du XVIe siècle, témoignent de son évolution avant son déclin. La tour, dernier vestige majeur, symbolise l’histoire mouvementée de ce lieu, marqué par les conflits religieux et les démantèlements révolutionnaires.