Demeure de Jean Tabuteau 1784 (≈ 1784)
Le logis devient la propriété de Jean Tabuteau.
XVIIIe siècle
Construction du logis
Construction du logis XVIIIe siècle (≈ 1850)
Édification du logis sur des constructions antérieures.
Fin du XVIIIe siècle
Transformation en presbytère
Transformation en presbytère Fin du XVIIIe siècle (≈ 1895)
Le logis est transformé en presbytère après la Révolution.
Années 1960
Restauration et modifications
Restauration et modifications Années 1960 (≈ 1960)
Travaux de restauration modifiant partiellement la façade.
28 avril 1964
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 28 avril 1964 (≈ 1964)
Le logis est inscrit pour ses façades, terrasses et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Fin du XXe siècle
Installation de la mairie
Installation de la mairie Fin du XXe siècle (≈ 2095)
Le logis devient l'hôtel de ville de Sireuil.
Patrimoine classé
Façades, toitures et terrasses (cad. D 489) : inscription par arrêté du 28 avril 1964
Personnages clés
Jean Tabuteau
Propriétaire du logis en 1784.
Pierre-Émile Martin
Inventeur des aciers Martin et maire de Sireuil de 1855 à 1874.
Origine et histoire du Vieux logis
Le logis de Sireuil, situé dans le bourg homonyme à 12 kilomètres à l'ouest d'Angoulême, jouxte l'église et accueille aujourd'hui la mairie. Édifié au XVIIIe siècle sur des constructions antérieures, il fut la demeure de Jean Tabuteau en 1784, puis devint presbytère après la Révolution; ce n'est qu'à la fin du XXe siècle qu'il abrite la mairie. On signale la présence, sous les caves, d'un souterrain-refuge. Des travaux de restauration menés dans les années 1960 ont partiellement modifié la façade : le fronton triangulaire a été remplacé par une fenêtre et la balustrade déposée puis remontée. Le logis a été inscrit au titre des monuments historiques le 28 avril 1964 pour ses façades, terrasses et toitures. Architectoniquement, le bâtiment présente un vaste corps de logis rectangulaire avec une aile en retour à l'est; sa façade principale s'ouvre au sud et une large terrasse la longe, prolongeant un retour côté ouest sur la Charente. Cette terrasse est desservie au centre par un perron monumental en pierres de taille, flanqué d'un escalier à double pente et bordé de balustres ; à l'ouest, un escalier secondaire conduisait à un jardin à la française déplacé plus récemment devant la façade principale. La façade, symétrique, comporte six fenêtres au rez-de-chaussée et sept à l'étage, réparties autour d'une porte d'entrée centrale encadrée de colonnes en relief ; l'étage est d'une hauteur inférieure à celle du rez-de-chaussée. Une balustrade couronne la façade ; à l'intérieur subsistent deux belles cheminées en bois du XVIIIe siècle. Au pied du logis se trouve un buste de Pierre-Émile Martin, inventeur des aciers du même nom et maire de Sireuil de 1855 à 1874. Le perron central, l'escalier et la terrasse offrant la vue sur la Charente sont des éléments remarquables de l'ensemble.