Premier pont attesté 1070 (≈ 1070)
Mention dans une charte de fondation.
XVe-XVIe siècles
Construction des parties actuelles
Construction des parties actuelles XVe-XVIe siècles (≈ 1650)
Arche romane et arc brisé conservés.
1824
Disparition des moulins
Disparition des moulins 1824 (≈ 1824)
Derniers moulins à eau retirés.
10 février 1903
Classement monument historique
Classement monument historique 10 février 1903 (≈ 1903)
Protection officielle de l'État.
1922
Création de l'arche marinière
Création de l'arche marinière 1922 (≈ 1922)
Modification par Raymond Cornon.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Pont (vieux) : classement par arrêté du 10 février 1903
Personnages clés
Raymond Cornon - Architecte
Auteur des travaux de 1922.
Origine et histoire du Vieux Pont
Le Vieux pont de Dinan est un ouvrage routier médiéval situé dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne. Il franchit la Rance entre les communes de Dinan (rive droite) et Lanvallay (rive gauche). Ses parties les plus anciennes, dont une arche romane et une arche en arc brisé, remontent aux XVe et XVIe siècles, bien qu'un premier pont soit attesté dès 1070 par une charte de fondation du prieuré du Pont à Dinan, établi entre 1070 et 1118. Ce document historique confirme l'existence ancienne d'un passage à cet emplacement stratégique sur la Rance.
Le pont actuel a subi des transformations majeures au fil des siècles. Classé monument historique par arrêté du 10 février 1903, il fut remanié en 1922 par l'architecte Raymond Cornon, qui y ajoutait une grande « arche marinière » pour faciliter le passage des bateaux vers Rennes. À l'origine, l'ouvrage reposait sur cinq arches (plein cintre et arcs brisés), dont une fut bouchée côté Dinan en raison de l'évolution du lit de la Rance. Jusqu'en 1824, des moulins à eau étaient accostés au pont, témoignant de son rôle économique multifonctionnel.
Les deux travées restantes mesurent respectivement 6,40 mètres et 16,20 mètres. Les reconstructions successives ont altéré son tracé initial, le rendant non rectiligne. Propriété de la commune, le pont illustre l'adaptation des infrastructures médiévales aux besoins modernes, combinant patrimoine architectural et utilité contemporaine. Son classement en 1903 souligne sa valeur historique, tandis que les modifications du XXe siècle reflètent les défis posés par la navigation fluviale sur la Rance.