Crédit photo : Dominique Robert REPERANT - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
5149 B Chalencon 43130 Saint-André-de-Chalencon
Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
…
1500
1600
…
1900
2000
XIe siècle
Construction initiale
Construction initiale XIe siècle (≈ 1150)
Pont roman franchissant l'Ance
XVe siècle
État actuel supposé
État actuel supposé XVe siècle (≈ 1550)
Remaniements possibles selon les sources
24 décembre 1913
Classement monument historique
Classement monument historique 24 décembre 1913 (≈ 1913)
Protection officielle de l'édifice
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Vieux Pont dit Pont du Diable : classement par arrêté du 24 décembre 1913
Personnages clés
Seigneur de Chalençon - Noble local
Protagoniste de la légende du pont
Diable - Figure légendaire
Acteur du pacte dans la tradition orale
Origine et histoire
Le Vieux Pont, dit Pont du Diable, est un édifice roman du XIe siècle situé à Saint-André-de-Chalencon, en Haute-Loire. Il enjambe la rivière Ance, marquant la limite entre les communes de Saint-André-de-Chalencon et Tiranges. Ce pont en arc, composé de deux arches aux ouvertures de 22,80 m et 11,80 m, est bordé d’un parapet de 50 cm et présente un tablier en dos d’âne prononcé. Son rôle historique était de relier le château de Chalençon à Retournac, bien que son état actuel semble dater plutôt du XVe siècle.
Selon la légende locale, le pont aurait été construit grâce à un pacte entre le seigneur de Chalençon et le Diable. Ce dernier exigeait l’âme de la première personne traversant l’ouvrage. Le seigneur, prêt à se sacrifier, fut sauvé par son chien qui le précéda. Une pierre jetée par le Diable, furieux, serait toujours visible au pied du pont. Ce récit illustre les croyances médiévales liées aux constructions audacieuses de l’époque.
Classé monument historique le 24 décembre 1913, le pont est aujourd’hui propriété de la commune. Son architecture, avec une pile centrale épaisse de 2,25 m et des avant-becs, témoigne de techniques de construction médiévales. Les arches en plein cintre, les parements en moellons et le tablier pavé de larges dalles sont caractéristiques de l’art roman. Le site, accessible par un chemin sinueux depuis Tiranges, offre un cadre naturel préservé, propice aux visites et aux pique-niques.
Le pont dessert le château de Chalençon, siège de la maison noble éponyme dès le Xe siècle. Son histoire est liée aux crues fréquentes de l’Ance, qui motivèrent, selon la tradition orale, l’intervention surnaturelle pour sa stabilité. Les sources historiques, comme les travaux de Marcel Prade, confirment son importance patrimoniale dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. Le débit puissant de la rivière, accentué par les lâchers de barrage, rappelle les défis techniques surmontés par ses bâtisseurs.