Construction initiale XIe et XIIe siècles (≈ 1250)
Période présumée du pont et poterne
12 septembre 1938
Classement MH
Classement MH 12 septembre 1938 (≈ 1938)
Protection au titre des monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Vieux pont franchissant les deux bras du Thouet et poterne percée dans l'ancien mur d'enceinte de l'île séparant ces deux bras : classement par arrêté du 12 septembre 1938
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Sources ne mentionnent aucun acteur historique
Origine et histoire du Vieux Pont et poterne
Le Vieux Pont de Thouars et sa poterne constituent un ouvrage médiéval datant des XIe et XIIe siècles, situé dans le département des Deux-Sèvres. Cet ensemble se compose de deux parties distinctes : l’une franchissant le Thouet, l’autre un ancien bras asséché de la rivière, formant une île fortifiée. Les fondations pourraient être antérieures, mais la structure actuelle, en pierres de taille et moellons, présente des arches brisées à double rouleau pour la première partie, et des arcs plein cintre pour la seconde. Une fortification centrale, probablement équipée d’un pont-levis remplacé ultérieurement par une passerelle métallique, témoigne de son rôle défensif.
L’île entre les deux bras du Thouet conserve des vestiges de tours et de murailles, suggérant une fonction stratégique dans le système défensif de Thouars. Les maçonneries, en petit appareil pour les parements et en blocage interne, révèlent des reconstructions partielles, notamment pour les arches côté campagne. Le pont, aujourd’hui réservé aux piétons et cyclistes, illustre l’architecture militaire et civile des Plantagenêts en Poitou, dans une région marquée par les conflits médiévaux et les échanges fluviaux.
Classé Monument Historique en 1938, le site atteste de l’importance des franchissements fortifiés dans l’urbanisme médiéval. Son état actuel, bien que modifié au fil des siècles, permet d’étudier les techniques de construction et les adaptations défensives entre le Moyen Âge central et l’Époque moderne. Les sources mentionnent également des liens avec les fortifications plantagenêtes, étudiées par des historiens comme Marie-Pierre Baudry, soulignant son intégration dans un réseau de contrôle territorial plus large.