Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Vieux pont sur le Gers à Pavie dans le Gers

Patrimoine classé Patrimoine urbain Pont Vieux pont

Vieux pont sur le Gers à Pavie

  • 20 Rue du Vieux Pont
  • 32550 Pavie
Vieux pont sur le Gers à Pavie
Vieux pont sur le Gers à Pavie
Vieux pont sur le Gers à Pavie
Vieux pont sur le Gers à Pavie
Vieux pont sur le Gers à Pavie
Vieux pont sur le Gers à Pavie
Vieux pont sur le Gers à Pavie
Vieux pont sur le Gers à Pavie
Vieux pont sur le Gers à Pavie
Vieux pont sur le Gers à Pavie
Crédit photo : MOSSOT - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
32550 Pavie, 20 Rue du Vieux Pont

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1700
1800
1900
2000
1285
Fondation de la bastide
4e quart XIIIe siècle
Construction initiale
XVIIe siècle
Réparations attestées
19 février 1941
Classement monument historique
1957, années 1970-1980
Restaurations modernes
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Vieux pont sur le Gers : classement par arrêté du 19 février 1941

Personnages clés

Philippe le Hardi - Roi de France Approuva la fondation de la bastide en 1285.
Comte Dillon - Maire de Pavie (années 1930) Relança la demande de classement en 1939.

Origine et histoire du Vieux pont sur le Gers

Le vieux pont de Pavie, construit au 4e quart du XIIIe siècle, enjambe le Gers près de la bastide du même nom, en direction de Pessan. Érigé en pierre avec trois travées en arc d’ogives, dont une centrale plus large, il est renforcé par des éperons en amont et en aval. Trop étroit pour les véhicules modernes, il reste emprunté par une voie communale, bien qu’interdit aux poids lourds. Son origine est probablement liée à la fondation de la bastide de Pavie, approuvée par Philippe le Hardi en 1285, et il aurait fonctionné comme pont à péage jusqu’au XVIIe siècle.

Le pont a subi plusieurs destructions et reconstructions au fil des siècles. Au XVIIe siècle, des réparations sont attestées par des actes notariés. L’une de ses arches brisées est transformée en arc surbaissé (probablement aux XVIIIe ou XIXe siècles), ce qui retarda sa protection : une première demande de classement en 1930 fut refusée. Grâce à l’intervention du Comte Dillon, maire de Pavie, une nouvelle demande aboutit à son classement aux monuments historiques le 19 février 1941. Des restaurations eurent lieu en 1957, dans les années 1970-1980, notamment sur les parapets et une pile.

Contemporain de la bastide, le pont illustre l’architecture médiévale utilitaire : ses trois arches (dont une maîtresse-arche de 6 mètres) et ses refuges triangulaires au-dessus des piles reflètent les techniques de l’époque. Les matériaux, en pierre calcaire de moyen appareil, et la présence d’un dos-d’âne typique des ponts anciens, soulignent son rôle historique comme unique accès vers Pavie depuis Pessan. Son parapet, soutenu par des corbeaux, et l’élargissement moderne de son entrée (côté nord) pour les automobiles témoignent de son adaptation aux besoins contemporains.

Liens externes

Autres patrimoines et monuments aux alentours