Fondation de la bastide 1285 (≈ 1285)
Approbation royale par Philippe le Hardi.
4e quart XIIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale 4e quart XIIIe siècle (≈ 1387)
Édification contemporaine de la bastide de Pavie.
XVIIe siècle
Réparations attestées
Réparations attestées XVIIe siècle (≈ 1750)
Travaux mentionnés dans des actes notariés.
19 février 1941
Classement monument historique
Classement monument historique 19 février 1941 (≈ 1941)
Protection officielle après demande du maire.
1957, années 1970-1980
Restaurations modernes
Restaurations modernes 1957, années 1970-1980 (≈ 1969)
Travaux sur piles et parapets.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Vieux pont sur le Gers : classement par arrêté du 19 février 1941
Personnages clés
Philippe le Hardi - Roi de France
Approuva la fondation de la bastide en 1285.
Comte Dillon - Maire de Pavie (années 1930)
Relança la demande de classement en 1939.
Origine et histoire du Vieux pont sur le Gers
Le vieux pont de Pavie, construit au 4e quart du XIIIe siècle, enjambe le Gers près de la bastide du même nom, en direction de Pessan. Érigé en pierre avec trois travées en arc d’ogives, dont une centrale plus large, il est renforcé par des éperons en amont et en aval. Trop étroit pour les véhicules modernes, il reste emprunté par une voie communale, bien qu’interdit aux poids lourds. Son origine est probablement liée à la fondation de la bastide de Pavie, approuvée par Philippe le Hardi en 1285, et il aurait fonctionné comme pont à péage jusqu’au XVIIe siècle.
Le pont a subi plusieurs destructions et reconstructions au fil des siècles. Au XVIIe siècle, des réparations sont attestées par des actes notariés. L’une de ses arches brisées est transformée en arc surbaissé (probablement aux XVIIIe ou XIXe siècles), ce qui retarda sa protection : une première demande de classement en 1930 fut refusée. Grâce à l’intervention du Comte Dillon, maire de Pavie, une nouvelle demande aboutit à son classement aux monuments historiques le 19 février 1941. Des restaurations eurent lieu en 1957, dans les années 1970-1980, notamment sur les parapets et une pile.
Contemporain de la bastide, le pont illustre l’architecture médiévale utilitaire : ses trois arches (dont une maîtresse-arche de 6 mètres) et ses refuges triangulaires au-dessus des piles reflètent les techniques de l’époque. Les matériaux, en pierre calcaire de moyen appareil, et la présence d’un dos-d’âne typique des ponts anciens, soulignent son rôle historique comme unique accès vers Pavie depuis Pessan. Son parapet, soutenu par des corbeaux, et l’élargissement moderne de son entrée (côté nord) pour les automobiles témoignent de son adaptation aux besoins contemporains.