Frise chronologique
1957
Construction de la villa
Construction de la villa
1957 (≈ 1957)
Œuvre de Georges-René Fournier sans permis.
11 décembre 1992
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
11 décembre 1992 (≈ 1992)
Arrêté ministériel de protection.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
3e quart XXe siècle
Période de construction
Période de construction
3e quart XXe siècle (≈ 2062)
Contexte architectural moderne.
Patrimoine classé
La villa (cad. AS 122) : inscription par arrêté du 11 décembre 1992
Personnages clés
| Georges-René Fournier - Architecte-ingénieur |
Concepteur et constructeur de la villa. |
Origine et histoire
La villa Blockhaus, édifiée en 1957 à Saint-Georges-d'Oléron, est une réalisation audacieuse de l’architecte-ingénieur Georges-René Fournier. Ce dernier, travaillant pour une filiale de la Société Générale des Eaux, a conçu cette villa comme l’œuvre de sa vie, en l’intégrant entre deux blockhaus datant de la Seconde Guerre mondiale. L’un de ces blockhaus a été réutilisé comme cave, tandis que la villa elle-même a été classée comme amer (repère maritime) par le ministère de la Marine, soulignant son rôle fonctionnel autant qu’esthétique dans le paysage côtier.
L’architecture de la villa se distingue par sa forme en demi-cercle, complétée par un appendice nord et une pergola symétrique. Construite sans permis, elle repose sur un socle de béton à gradins, desservi par un escalier rocaille partant du jardin. Les volumes arrondis, les terrasses en retrait à chaque étage, et les colonnes soutenant les balcons créent une élévation dynamique vers la mer. Les caves, sur deux niveaux, permettent un accès direct à la plage pour les embarcations, tandis que les étages supérieurs offrent des espaces de vie en harmonie avec l’environnement maritime. La villa a été inscrite aux monuments historiques par arrêté du 11 décembre 1992.
Située au 836 Avenue de la Durandière, la villa Blockhaus est aujourd’hui une propriété privée. Son intégration paysagère, mêlant héritage militaire et innovation architecturale, en fait un témoignage remarquable de la créativité du XXe siècle en Charente-Maritime. Les éléments protégés incluent l’ensemble de la villa (cadastrée AS 122), préservant ainsi son intégrité historique et esthétique.