Frise chronologique
1904
Construction de la villa
Construction de la villa
1904 (≈ 1904)
Édifiée pour Madame Robert Douine.
19 septembre 1990
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
19 septembre 1990 (≈ 1990)
Protection totale de la villa et jardins.
1er mars 2001
Label Patrimoine du XXe siècle
Label Patrimoine du XXe siècle
1er mars 2001 (≈ 2001)
Reconnaissance de son importance culturelle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La villa en totalité (bâtiments, portails, pavillons, jardins avec leurs allées, escaliers, pièces d'eau, fabriques, éléments lapidaires, sculptures et autres ornements) (cad. AC 151 à 154) : inscription par arrêté du 19 septembre 1990
Personnages clés
| Édouard Arnaud - Architecte |
Concepteur de la villa, peintre aquarelliste. |
| Raffaële Maïnella - Architecte paysagiste |
Créateur des jardins, peintre italien. |
| Madame Robert Douine - Commanditaire |
Épouse du directeur des Grands Magasins. |
| Virginie Hériot - Fille de la propriétaire |
Navigatrice observée depuis la villa. |
Origine et histoire
La villa Cypris, construite en 1904 à Roquebrune-Cap-Martin, est une villa de style néo-byzantin inspirée de la cathédrale Notre-Dame-Immaculée de Monaco. Elle fut commanditée par Madame Robert Douine, épouse du directeur des Grands Magasins du Louvre à Paris, et conçue par l'architecte Édouard Arnaud, également peintre aquarelliste. Son nom rend hommage à la déesse Aphrodite (Kypris) et à la propriétaire, Cyprienne Dubernet, tout en permettant d'observer les régates de sa fille, la navigatrice Virginie Hériot.
Les jardins, créés par l'architecte paysagiste Raffaële Maïnella, offrent une perspective centrale menant à une colonnade couverte surplombant la mer. Une pergola de seize piliers de marbre, évoquant une mosquée en ruine, et des arcs de briques complètent cet ensemble. Maïnella, peintre italien originaire de Bénévent, a aussi conçu les jardins de la villa Torre Clementina, renforçant le lien artistique entre ces propriétés.
La villa a servi de décor à plusieurs productions cinématographiques, dont Aphrodite (1982) de Robert Fuest et Mortelle randonnée (1983) de Claude Miller. Elle a été inscrite aux monuments historiques le 19 septembre 1990 et a reçu le label « Patrimoine du XXe siècle » le 1er mars 2001, reconnaissant son importance architecturale et culturelle.
Située sur l'avenue Douine, la villa est aujourd’hui une propriété privée. Son architecture éclectique et ses jardins en terrasses reflètent l’opulence des résidences balnéaires de la Belle Époque, tout en intégrant des éléments byzantins et méditerranéens uniques. La villa témoigne du goût pour l’exotisme et le luxe des élites parisiennes venues s’installer sur la Riviera au début du XXe siècle.