Création du village 1968 (≈ 1968)
Conception par Georges Candilis, inauguration.
23 juillet 2014
Protection patrimoniale
Protection patrimoniale 23 juillet 2014 (≈ 2014)
Inscription des façades et bungalows.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures de tous les bâtiments du village et, en totalité, les bungalows T 3, 4, 5, 10, ainsi que le sol des parcelles, y compris les aménagements situés sur la plage, selon le plan annexé à l'arrêté (cad. DM 194, 194) : inscription par arrêté du 23 juillet 2014
Personnages clés
Georges Candilis - Architecte
Concepteur du village, spécialiste du logement social.
Origine et histoire
Le VVF « Les Carrats », situé à Port-Leucate dans la commune de Leucate (Occitanie), est une réalisation emblématique de l’architecte Georges Candilis, spécialiste du logement social. Conçu en 1968, ce village de vacances illustre sa théorie de la « maison abri » ou maison patio, pensée pour un mode de vie estival tourné vers l’extérieur. L’ensemble, composé de bungalows, de petits collectifs et d’équipements de services en bord de plage, adopte une esthétique cubique en béton, avec des toits terrasses caractéristiques.
L’architecture des Carrats s’adapte au climat méditerranéen et aux besoins des vacanciers, privilégiant des espaces ouverts et des volumes simples. Les façades et toitures de tous les bâtiments, ainsi que certains bungalows et aménagements de plage, ont été protégés par un arrêté d’inscription en 2014, reconnaissant leur valeur patrimoniale. Ce projet reflète aussi l’innovation sociale de l’après-guerre, avec une propriété gérée par un établissement public, visant à démocratiser l’accès aux loisirs.
Georges Candilis, figure majeure de l’architecture moderne, y applique des principes fonctionnalistes et humanistes. Le village, avec ses cubes assemblés et ses espaces collectifs, incarne une vision optimiste du tourisme de masse, tout en intégrant des préoccupations climatiques et sociales. Aujourd’hui, il témoigne d’une période où l’architecture se mettait au service des vacances populaires, dans un cadre méditerranéen préservé.