Frise chronologique
1921-1922
Construction de la villa
Construction de la villa
1921-1922 (≈ 1922)
Bâtie par Ernest Truch pour Camille Chrétien.
1936
Achat par le docteur Héry
Achat par le docteur Héry
1936 (≈ 1936)
Ajout d’une aile à l’est.
1er septembre 1999
Classement monument historique
Classement monument historique
1er septembre 1999 (≈ 1999)
Inscription officielle et label *Patrimoine du XXe siècle*.
2019
Restauration et réouverture
Restauration et réouverture
2019 (≈ 2019)
Devenue *Villa Djunah*, bar-restaurant.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Villa en totalité : extérieur et intérieur du bâtiment ; jardin, y compris sa clôture (cad. CV 220 ) : inscription par arrêté du 1er septembre 1999
Personnages clés
| Camille Chrétien - Premier propriétaire |
Commanditaire de la villa, inspiré par l’Algérie. |
| Ernest Truch - Architecte |
Concepteur de la villa en 1921-1922. |
| Docteur Héry - Second propriétaire |
Acheteur en 1936, agrandit la villa. |
Origine et histoire
La villa El Djézaïr, située au 1 boulevard Charles-Guillaumont à Antibes, est une construction emblématique du début du XXe siècle. Édifiée entre 1921 et 1922 par l'architecte cannois Ernest Truch pour Camille Chrétien, elle se distingue par son style néo-mauresque, alors démodé. Son nom, El Djézaïr (l’Algérie en arabe), rend hommage aux souvenirs algériens de son premier propriétaire. La villa se compose de volumes variés, incluant une tour-minaret, une coupole arabisante, et des éléments décoratifs comme des moucharabiehs et des arcades en arcs outrepassés.
En 1936, le docteur Héry, un Suisse de Zurich, acquiert la villa et y ajoute une aile à l’est. Après 1945, son environnement change radicalement avec l’ouverture d’une route côtière et la proximité d’une voie ferrée, isolant partiellement le bâtiment. Malgré ces transformations urbaines, la villa conserve son caractère exceptionnel, avec un jardin planté d’essences exotiques et des intérieurs richement décorés, comme la salle à manger coiffée d’une coupole à pendentifs.
Classée monument historique le 1er septembre 1999, la villa El Djézaïr obtient également le label Patrimoine du XXe siècle. Après une restauration, elle est rebaptisée Villa Djunah en 2019 et abrite depuis un bar-restaurant. Son architecture, l’une des mieux préservées du style néo-mauresque sur la Côte d’Azur, témoigne d’une époque où l’orientalisme inspirait encore certains commanditaires, malgré son déclin dans les tendances architecturales de l’entre-deux-guerres.