Frise chronologique
1787
Construction de la villa
Construction de la villa
1787 (≈ 1787)
Commandée par Lady Penelope Pitt-Rivers.
1792
Confiscation par la France
Confiscation par la France
1792 (≈ 1792)
Bien d’émigré après l’invasion française.
1800
Achat par Sébastien Grandis
Achat par Sébastien Grandis
1800 (≈ 1800)
Devenue villa Grandis.
1882
Acquisition par Cécile Furtado-Heine
Acquisition par Cécile Furtado-Heine
1882 (≈ 1882)
Ajout d’un étage et d’un portail.
1895
Légation au ministère de la Guerre
Légation au ministère de la Guerre
1895 (≈ 1895)
Transformée en maison de convalescence.
1961
Classement monument historique
Classement monument historique
1961 (≈ 1961)
Inscrite à l’inventaire des MH.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Villa et son parc (cad. F 623p, 624, 625, 636p, 638p) : inscription par arrêté du 10 juin 1961
Personnages clés
| Lady Penelope Pitt-Rivers - Commanditaire initiale |
Fait construire la villa en 1787. |
| Sébastien Grandis - Propriétaire en 1800 |
Achète la villa confisquée. |
| Pauline Borghèse - Hôte illustre |
Sœur de Napoléon, y séjourne. |
| Auguste Carlone - Propriétaire et banquier |
Accueille l’astronome Edward Cooper. |
| Cécile Furtado-Heine - Bienfaitrice et dernière propriétaire privée |
Lègue la villa à l’État. |
| Sébastien-Marcel Biasini - Architecte |
Ajoute un étage vers 1882. |
Origine et histoire
La villa Furtado-Heine, aussi appelée villa des Officiers, est une villa située entre la rue de France et la promenade des Anglais, à Nice. Construite en 1787 pour Lady Penelope Pitt-Rivers, ex-épouse d’un pair d’Angleterre, elle est confisquée en 1792 lors de l’invasion française et déclarée bien d’émigré. Occupée par les troupes du Génie, elle est vendue en 1800 à Sébastien Grandis, un riche propriétaire niçois, et prend le nom de villa Grandis.
En 1807 et 1813, Pauline Borghèse, sœur de Napoléon Ier, y séjourne, tout comme la princesse Marie-Louise d’Espagne en 1809-1811. La villa change plusieurs fois de mains : achetée par Louis Guiglia, ancien président du Sénat de Nice, puis par Auguste Carlone, banquier et partisan du rattachement de Nice à la France. Ce dernier y accueille l’astronome Edward Cooper, qui y installe une lunette astronomique.
En 1882, Cécile Furtado-Heine, veuve du banquier Salomon Heine et petite-fille de Beer Léon Fould, acquiert la villa. Elle y ajoute un étage pour sa domesticité et un portail en fer forgé. En 1895, elle lègue la propriété au ministère de la Guerre, qui en fait une maison de convalescence pour officiers. La villa est inscrite aux monuments historiques en 1961.