Villa Furtado-Heine dans les Alpes-Maritimes

Villa Furtado-Heine

  • 06000 Nice
Villa Furtado-Heine
Villa Furtado-Heine
Villa Furtado-Heine
Crédit photo : Miniwark - Sous licence Creative Commons
Propriété de l'Etat

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1792
Confiscation de la villa
1800
Achat par Sébastien Grandis
1860
Achat par Auguste Carlone
1882
Achat par Cécile Furtado-Heine
Fin du XVIIIe siècle
Construction initiale
1895
Légation à l'État
10 juin 1961
Inscription monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Villa et son parc (cad. F 623p, 624, 625, 636p, 638p) : inscription par arrêté du 10 juin 1961

Personnages clés

Lady Penelope Pitt-Rivers Conceptrice initiale de la villa.
Sébastien Grandis Acheteur de la villa en 1800.
Pauline Borghèse A séjourné dans la villa en 1807 et 1813.
Marie-Louise Princesse en résidence surveillée de 1809 à 1811.
Auguste Carlone Banquier et propriétaire de la villa vers 1860.
Edward Cooper Astronome ayant monté une lunette astronomique dans le parc.
Henri Krohn Propriétaire russe de la villa avant 1882.
Cécile Furtado-Heine Bienfaitrice et propriétaire de la villa à partir de 1882.
Sébastien-Marcel Biasini Architecte ayant ajouté un étage à la villa.
Léon Fould Banquier et grand-père de Cécile Furtado-Heine.

Origine et histoire

La villa Furtado-Heine, dite aussi villa des Officiers, se situe entre la rue de France et la promenade des Anglais à Nice. Édifiée à la fin du XVIIIe siècle, elle fut conçue comme un palais de style italien par Lady Penelope Pitt-Rivers (née Atkins), ancienne épouse de George Pitt, 1er baron Rivers. Après la prise de Nice par l'armée française en septembre 1792, Lady Atkins s'enfuit; la propriété, déclarée bien d'émigré, fut confisquée et occupée par les troupes du Génie. Mise en vente en 1800, la villa fut achetée par Sébastien Grandis et passa alors sous le nom de villa Grandis. Elle fut à plusieurs reprises louée ou prêtée : Pauline Borghèse y séjourna en 1807 et 1813, et la princesse Marie-Louise, fille du roi Charles IV d'Espagne, y fut placée en résidence surveillée de 1809 à 1811 avant d'être transférée à la maison Barralis. La demeure changea ensuite de propriétaires, notamment Louis Guiglia, puis vers 1860 Auguste Carlone, banquier et propriétaire du journal L'Écho des Alpes-Maritimes et partisan du rattachement du comté de Nice à la France. Avant 1863, l'astronome Edward Cooper monta dans le parc la plus grande lunette astronomique d'Europe pour y faire des observations. Après la mort de Carlone, la villa fut acquise par le Russe Henri Krohn, qui dut la mettre en vente avec la villa des Baumettes pour raisons financières. En 1882, Cécile Furtado-Heine, petite-fille du banquier Beer Léon Fould et veuve du banquier Salomon Heine, racheta la propriété et lui donna son nom. Bienfaitrice importante, elle subventionna de nombreuses œuvres, contribua à la construction de l'hôpital Pasteur à Paris, fit ajouter un étage pour la domesticité par l'architecte Sébastien-Marcel Biasini et fit poser un portail en fer forgé ouvrant sur la promenade des Anglais. En 1895, à la suite des épidémies qui frappèrent les troupes après la seconde expédition de Madagascar, Cécile Furtado-Heine légua la villa au ministère de la Guerre, qui la transforma en maison de repos et de convalescence pour officiers. La villa Furtado-Heine est inscrite au titre des monuments historiques depuis le 10 juin 1961.

Liens externes