Frise chronologique
1783
Première découverte
Première découverte
1783 (≈ 1783)
Mosaïque trouvée par un cultivateur.
1896-1897
Fouilles de Mathenet
Fouilles de Mathenet
1896-1897 (≈ 1897)
Identification de l'enceinte de la villa.
1964-1981
Campagnes de fouilles modernes
Campagnes de fouilles modernes
1964-1981 (≈ 1973)
Affinement du plan et découvertes.
17 mai 1990
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
17 mai 1990 (≈ 1990)
Protection officielle du site.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Villa gallo-romaine (vestiges) (cad. ZH 29, 31, 33) : inscription par arrêté du 17 mai 1990
Personnages clés
| Comte de Vergennes - Mécène |
Initiateur des premières fouilles en 1783. |
| M. de Varaigne - Archéologue |
Auteur du premier plan de la villa. |
| Messieurs Mathenet - Fouilleurs (fin XIXe) |
Identification de l'enceinte de la villa. |
| J.-Ch. Didier et J. Harmand - Archéologues (XXe) |
Étude des mosaïques dans les années 1960. |
Origine et histoire
La villa gallo-romaine de Colmier-le-Bas est située sur la commune du même nom, dans le département de la Haute-Marne, en région Grand Est. Ce site archéologique, daté de l’Antiquité, a été découvert au lieu-dit Les Cloisets, à environ deux kilomètres du village, à la limite des territoires de Colmier-le-Bas et Menesble. Les premières fouilles, menées en 1783 par un cultivateur, ont révélé une mosaïque qui attira l’attention du comte de Vergennes. Ce dernier demanda à M. de Varaigne d’explorer le site, mettant au jour une villa de 36 mètres sur 11, composée de sept parties principales.
Entre 1896 et 1897, puis entre 1964 et 1981, des campagnes de fouilles successives ont permis d’affiner la compréhension du site. Les archéologues, dont Messieurs Mathenet à la fin du XIXe siècle, ont identifié une enceinte de 400 mètres sur 260, puis un quadrilatère principal de 95 mètres sur 75. La villa comportait un praefurnium (système de chauffage), des thermes, des peintures murales, des mosaïques et des statues, dont une nymphe aujourd’hui exposée au musée de Langres.
Le site a été inscrit au titre des monuments historiques le 17 mai 1990, reconnaissant ainsi son importance patrimoniale. Les objets découverts, comme les mosaïques étudiées par J.-Ch. Didier et J. Harmand dans les années 1960, témoignent du luxe et de la romanisation de cette demeure rurale gallo-romaine. Les fouilles ont également révélé l’organisation spatiale complexe de la villa, typique des grandes exploitations agricoles de l’époque romaine en Gaule.