Origine de la ferme 63 ap. J.-C. (approximatif) (≈ 100)
Fondation d’une modeste ferme près de la *Via Domitia*.
Ier–IIe siècles
Apogée viticole
Apogée viticole Ier–IIe siècles (≈ 250)
Transformation en villa patricienne avec chai et port.
IIe siècle
Mosaïques des thermes
Mosaïques des thermes IIe siècle (≈ 250)
Première phase de décors mosaïqués dans les thermes.
Ve siècle
Reconstruction somptueuse
Reconstruction somptueuse Ve siècle (≈ 550)
Villa rebâtie avec mosaïques syro-aquitaines.
1963
Découverte du site
Découverte du site 1963 (≈ 1963)
Identification de la villa gallo-romaine.
1970
Classement Monument historique
Classement Monument historique 1970 (≈ 1970)
Protection des vestiges et mosaïques.
1976–1982
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques 1976–1982 (≈ 1979)
Campagnes majeures sur trois hectares.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Parcelles contenant les vestiges d'une villa et de mosaïques gallo-romaines (cad. E 70 à 74, 794) : classement par arrêté du 27 mai 1970
Personnages clés
Information non disponible - Aucun nom cité dans les sources
Les textes ne mentionnent aucun personnage identifié.
Origine et histoire de la Villa gallo-romaine
La villa gallo-romaine des Prés Bas, découverte en 1963 et fouillée entre 1976 et 1982, est située à Loupian (Hérault), entre Montpellier et Béziers, au cœur de la Gallia Narbonensis. Le site, occupé pendant plus de 600 ans, s’étend sur trois hectares au sud du village. Il révèle les vestiges d’une villa richement décorée de mosaïques, témoignant d’une occupation continue depuis une modeste ferme jusqu’à une résidence patricienne.
À l’origine, une ferme prospère s’installe près de la Via Domitia, sur un versant dominant l’étang de Thau. Au Haut-Empire (Ier–IIe siècles), elle se transforme en une grande villa viticole, dotée d’un chai de 1 500 hectolitres, d’un port d’exportation vers le bassin de Thau, et d’un atelier de potiers produisant des amphores estampillées « M A F ». Cette période marque l’apogée économique du domaine, centré sur la production et le commerce du vin.
Au Ve siècle (Bas-Empire), la villa est entièrement reconstruite en une résidence luxueuse, ornée de mosaïques uniques mêlant des influences aquitaines et syriennes. Ces décors, réalisés par deux équipes de mosaïstes en six à huit mois, couvrent 450 m2 et sont classés Monuments historiques depuis 1970. À proximité, une église paléochrétienne avec une cuve baptismale atteste de la christianisation progressive du site.
Les thermes de la villa, datés du IIe siècle, abritaient déjà des mosaïques remarquables. Parmi les œuvres conservées, on compte la mosaïque aux octogones, celle de l’Automne et de l’Hiver, ou encore la mosaïque aux svastikas, illustrant la diversité artistique du lieu. Aujourd’hui, une structure de 1 000 m2 protège les vestiges, ouverts aux visites guidées.
Le site archéologique offre un témoignage exceptionnel de la vie rurale et aristocratique en Narbonnaise, alliant exploitation viticole, commerce maritime et art monumental. Les fouilles ont également révélé des dolia (jarres de stockage) et des traces d’activités artisanales, confirmant le rôle central de Loupian dans l’économie régionale antique.