Frise chronologique
69-96
Construction initiale
Construction initiale
69-96 (≈ 83)
Période flavienne, première phase de la villa.
1967
Découverte du site
Découverte du site
1967 (≈ 1967)
Mis au jour lors d’une sécheresse.
1970-1984
Premières fouilles
Premières fouilles
1970-1984 (≈ 1977)
Campagnes archéologiques initiales.
21 décembre 1984
Inscription MH
Inscription MH
21 décembre 1984 (≈ 1984)
Protection au titre des monuments historiques.
2002-2005
Fouilles complémentaires
Fouilles complémentaires
2002-2005 (≈ 2004)
Nouvelle étude des vestiges.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Villa gallo-romaine (cad. B 261 à 263, 277 à 284) : inscription par arrêté du 21 décembre 1984
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Les sources ne mentionnent aucun acteur historique. |
Origine et histoire
La villa gallo-romaine de Nontronneau, située dans la commune de Lussas-et-Nontronneau (Dordogne, Nouvelle-Aquitaine), est un vestige architectural majeur du Haut Empire romain. Découverte en 1967 lors d’une sécheresse, elle révèle une organisation typique des résidences aristocratiques de l’époque, avec une cour à galerie, des vestibules d’apparat, des salles de réception et des thermes. Son architecture reflète trois phases de construction distinctes : une première édification sous la dynastie flavienne (69-96), suivie d’un agrandissement au IIe siècle, puis d’une seconde extension au début et au milieu du IIIe siècle, période durant laquelle les thermes furent ajoutés.
Les fouilles archéologiques, menées entre 1970 et 1984 puis entre 2002 et 2005, ont permis de mettre au jour ces vestiges, aujourd’hui protégés au titre des monuments historiques depuis le 21 décembre 1984. La villa illustre le mode de vie des élites gallo-romaines en Aquitaine, combinant influences romaines et traditions locales. Son emplacement en Nontronnais, près du village éponyme, suggère une occupation liée à l’exploitation agricole ou à un rôle administratif dans cette région rurale.
La villa se distingue par son plan complexe et ses aménagements luxueux, caractéristiques des villæ destinées à une aristocratie romanisée. Les thermes, ajoutés lors de la dernière phase de construction, témoignent de l’adoption des pratiques romaines de bien-être et de sociabilité. Bien que les sources ne mentionnent pas de personnages historiques spécifiques liés au site, son inscription au patrimoine souligne son importance pour la compréhension de l’occupation romaine en Gaule aquitaine.