Frise chronologique
1904
Première signalisation
Première signalisation
1904 (≈ 1904)
Par J. Campardou.
1966-1968
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques
1966-1968 (≈ 1967)
Dirigées par J. Fabre.
30 juin 1970
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
30 juin 1970 (≈ 1970)
Arrêté de protection des vestiges.
1984
Découverte de l'atelier de potiers
Découverte de l'atelier de potiers
1984 (≈ 1984)
À 200 mètres de la villa.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Villa gallo-romaine, dite Fount de Rome (vestiges) (cad. AS 34 à 36) : classement par arrêté du 30 juin 1970
Personnages clés
| J. Campardou - Découvreur du site |
Signale la villa en 1904. |
| J. Fabre - Archéologue |
Dirige les fouilles (1966-1968). |
| André Lopez - Chercheur |
Identifie les coquillages en 2018. |
| D. Orliac - Archéologue |
Découvre l'atelier de potiers (1984). |
Origine et histoire
La villa gallo-romaine dite Fount de Rome, située à Fleury dans l’Aude (Occitanie), est un édifice du IIe siècle (Haut-Empire), signalé pour la première fois en 1904 par J. Campardou. Fouillée entre 1966 et 1968 par J. Fabre, elle révèle un mobilier hétérogène et une architecture remarquable : ses murs, épais de 0,60 mètre à certains endroits, intègrent une quantité exceptionnelle de coquillages (Cardium, Tapes) dans leur mortier, une technique rare en Languedoc. Classée Monument Historique en 1970, la villa se compose de dix pièces organisées sur deux terrasses, dont certaines présentent des structures originales comme une colonne en briques discoïdales ou une salle à abside concave.
La villa, abandonnée et envahie par une garrigue méditerranéenne (Genévrier cade, Ciste de Montpellier), n’a pas livré de système de canalisation visible, laissant son approvisionnement en eau mystérieux. Parmi les vestiges mobiliers, on note des aiguilles en os, des monnaies (dont un denier de Manius Acilius, 54 av. J.-C.), et des céramiques, mais aucune mosaïque ou tesselle. À proximité, un atelier de potiers (découvert en 1984) aurait été lié à la villa, produisant tuiles, briques et céramiques sigillées, aujourd’hui partiellement conservées au musée d’Ensérune.
La comparaison avec d’autres sites régionaux, comme la villa de Vivios (Lespignan), souligne l’originalité de Fount de Rome : contrairement à ses voisines, ses murs ne contiennent pas de fossiles miocènes, mais des coquillages marins contemporains des constructeurs, probablement prélevés sur une plage proche. Les fouilles, interrompues en 1968 pour des raisons indéterminées, n’ont pas permis d’éclaircir la fonction exacte de certaines pièces, comme la salle aux « croix grecques » ou le réduit triangulaire adossé à l’abside. Le site reste ainsi un témoignage énigmatique de l’occupation romaine en Narbonnaise.