Villa Ker Souveraine à Pornichet en Loire-Atlantique

Patrimoine classé Patrimoine de vilégiature Villa

Villa Ker Souveraine à Pornichet

  • 202 Boulevard des Océanides
  • 44380 Pornichet
Villa Ker Souveraine à Pornichet
Villa Ker Souveraine à Pornichet
Crédit photo : Selbymay - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1925
Construction de la villa
1938
Vente au sénateur Colombel
2002
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La villa en totalité avec ses décors intérieurs ; le terrain d'assiette, avec ses murs et portails de clôture (cad. AB 227) : inscription par arrêté du 19 septembre 2002

Personnages clés

Georges Vachon Architecte ayant participé à la construction de la villa.
Adrien Grave Architecte ayant assuré l'achèvement des décors intérieurs.
Henri Godivier Architecte ayant initié le projet avant de l'abandonner.
Suzanne Lanoue Comtesse ayant commandé la construction de la villa.
Lucien Rosengart Personnalité ayant contribué au financement de la construction.
Sénateur Colombel Propriétaire de la villa à partir de 1938.

Origine et histoire de la Villa Ker Souveraine

La villa Ker Souveraine, également appelée villa Rose ou villa des Sirènes, est située à Pornichet, en Loire-Atlantique. Édifiée en 1925, elle est généralement attribuée aux architectes Georges Vachon et Adrien Grave, ces derniers ayant notamment assuré l'achèvement des décors intérieurs, tandis que la documentation mentionne aussi l'intervention initiale de l'architecte Henri Godivier. De plan régulier et conçue « à l'italienne » avec toit-terrasse, la villa présente un décor éclectique mêlant des références Louis XVI, Art déco, chinoises et bretonnes. Sa façade, ornée de quatre sirènes, a valu à l'édifice le surnom de villa des Sirènes ; à l'arrière se trouve un jardin clos. L'immeuble occupe le front de mer, sur le côté pair du boulevard des Océanides qui longe la plage des Libraires et borde la baie du Pouliguen.

La commande a été passée par la comtesse Suzanne Lanoue (également dénommée Suzanne de La Noue dans certaines sources), qui résidait à Paris, avenue Mac-Mahon, et signait parfois du titre de « comtesse ». Selon certaines sources, elle aurait été la maîtresse de Lucien Rosengart, lequel lui aurait fait découvrir la région et aurait contribué au financement de la construction. Henri Godivier, architecte au Pouliguen, est intervenu au début du chantier, puis a fait appel à Georges Vachon ; Godivier a ensuite abandonné le projet, Vachon a poursuivi les travaux et Adrien Grave a finalement assuré la décoration intérieure.

En 1938, Suzanne de La Noue revend la villa au sénateur Colombel, propriétaire des laboratoires pharmaceutiques Urodonal, qui y reçoit notamment Léon Blum en 1939 et le roi d'Espagne Alphonse XIII. Après la Seconde Guerre mondiale, la veuve de Colombel cède la propriété à la famille De Carbon, des industriels à l'origine du principe des amortisseurs automobiles actuels ; sous leur possession, les motifs de la façade ont été peints en rose. Inscrite au titre des monuments historiques en 2002, la villa a retrouvé sa blancheur originelle et a été divisée en plusieurs appartements.

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