Construction de la villa vers 1890 (≈ 1890)
Cabanon orné par Gaëtan Amoletti.
28 octobre 2015
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 28 octobre 2015 (≈ 2015)
Façades, toitures, jardin et mur inscrits.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Villa La Roseraie sise 11, rue Pierre-Mouren : les façades et toitures de la maison ; la terrasse et la partie du jardin comportant des ouvrages de rocaille ; le mur de clôture en faux rocher avec la porte d'entrée sur la rue (cad. 830 B 274) : inscription par arrêté du 28 octobre 2015
Personnages clés
Gaëtan Amoletti - Rocailleur marseillais
Auteur des décors extérieurs.
Origine et histoire
La villa La Roseraie est une construction emblématique de la fin du XIXe siècle, située dans le quartier d'Endoume, au cœur du 7e arrondissement de Marseille. Ce cabanon, modeste en apparence, se distingue par son décor extérieur élaboré, réalisé vers 1890. Les façades, la terrasse et une partie du jardin sont ornés de rocaille, une technique artistique typique de la région, transformant l’ensemble en un espace intimiste évoquant un « petit théâtre » dédié à la vie familiale. L’originalité du lieu réside dans son unité architecturale, où maison, terrasse et jardin forment un ensemble cohérent, conçu comme une salle à manger en plein air.
Les éléments remarquables incluent les façades et toitures de la maison, ainsi que le mur de clôture en faux rocher et la porte d’entrée, tous inscrits aux monuments historiques par arrêté du 28 octobre 2015. Le décor extérieur, exécuté par le rocailleur marseillais Gaëtan Amoletti, mêle sculpture et moulage pour créer des motifs inspirés des gypseries provençales du XVIIIe siècle. Côté rue, une fausse fenêtre trompe l’œil illustre l’art de l’architecture feinte, tandis que le jardin, agrémenté d’ouvrages de rocaille, renforce le caractère poétique et théâtral du lieu. Ce décor soigné, à la fois charmant et technique, reflète l’ingéniosité artisanale locale et le goût de l’époque pour les espaces de vie hybrides, entre intérieur et extérieur.
La villa La Roseraie incarne ainsi un patrimoine modeste mais significatif, témoin des traditions artistiques marseillaises et de l’art de vivre provençal à la fin du XIXe siècle. Son inscription récente parmi les monuments historiques souligne la valeur patrimoniale de ce cabanon, où chaque détail contribue à une mise en scène domestique et esthétique. Le site, bien que peu connu du grand public, offre un exemple rare de conservation d’un décor rocaille complet, associant savoir-faire artisanal et créativité architecturale.