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Villa Lafont à Villeurbanne dans le Rhône

Patrimoine classé
Patrimoine de vilégiature
Villa

Villa Lafont à Villeurbanne

    40 Rue du Quatre-Septembre
    69100 Villeurbanne
Propriété d'une société privée
Villa Lafont à Villeurbanne
Villa Lafont à Villeurbanne
Villa Lafont à Villeurbanne
Villa Lafont à Villeurbanne
Crédit photo : Alexmar983 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1921
Construction de la villa
1980
Publication historique
29 avril 1991
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Villa, ainsi que son jardin et son mur de clôture (cad. H 627) : inscription par arrêté du 29 avril 1991

Personnages clés

Adolphe Lafont - Commanditaire Industriel du vêtement, propriétaire de l’usine adjacente.
Madame Lafont - Inspiratrice des décors À l’origine du style pompéien intérieur.
Léon Lelièvre et Léon Barbier - Ingénieurs constructeurs Dirigèrent les travaux pour le Bureau Technique.
Anne-Sophie Clémençon - Historienne de l’architecture A rétabli l’attribution correcte en 1980.
R. Burretta - Peintre Auteur de la frise inspirée de Pompéi.
Jacques Grüber - Maître verrier Créateur de vitraux Art Nouveau.

Origine et histoire

La Villa Lafont, aussi appelée Villa La Ferrandière, est une maison bourgeoise située à Villeurbanne, dans le quartier de La Ferrandière, à l’angle des rues Marc-Sangnier et du 4-Septembre. Commanditée en 1921 par l’industriel Adolphe Lafont, propriétaire d’une usine de vêtements adjacente (aujourd’hui disparue), elle incarne une fusion entre modernité architecturale et références antiques. Conçue par le Bureau Technique de Construction sous la direction des ingénieurs Léon Lelièvre et Léon Barbier, sa structure en béton armé s’inspire des principes de Tony Garnier, avec des éléments comme un toit-terrasse, une pergola et un bow-window.

La décoration intérieure, initiée par Madame Lafont, s’inspire des villas de Pompéi. On y trouve une frise peinte par R. Burretta (copie de la maison des Vettii), des bas-reliefs du sculpteur Cavina, et des marbres d’Ernesto Giavina. Les vitraux, signés J. Mayosson et Jacques Grüber (issus de l’ancien appartement lyonnais des Lafont), ajoutent une touche Art Nouveau. L’un d’eux s’inspire de L’Enfant et les Sortilèges de Colette. L’historienne Anne-Sophie Clémençon a rétabli en 1980 l’attribution correcte de la villa, initialement confondue avec l’œuvre de Tony Garnier.

Classée monument historique en 1991, la villa est protégée pour ses façades, toitures, escaliers, halls, salle des Mariages, et son jardin avec son mur de clôture. Elle illustre l’alliance entre innovation technique (béton armé) et esthétique néoclassique, reflétant les aspirations d’une bourgeoisie industrielle lyonnaise au début du XXe siècle.

Liens externes