Construction de la villa 1863-1875 (≈ 1869)
Période d'édification par J.-M. Noyer.
années 1880
Décor Directoire du salon
Décor Directoire du salon années 1880 (≈ 1880)
Ajout des éléments stylistiques intérieurs.
31 décembre 1996
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 31 décembre 1996 (≈ 1996)
Inscription officielle de la villa.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Villa, y compris les décors du grand salon Directoire, du petit salon vert, le jardin et la clôture d'enceinte (cad. A 140, 141) : inscription par arrêté du 31 décembre 1996
Personnages clés
Joseph Marie Noyer - Géomètre et commanditaire
Concepteur de la villa et de son modèle égyptien.
Ferdinand de Lesseps - Ingénieur et inspirateur
Propriétaire du modèle original en Égypte.
Origine et histoire
La villa Le Chalay, située à Mauzun dans le Puy-de-Dôme, a été édifiée entre 1863 et 1875 pour Joseph Marie Noyer, géomètre. Son plan s’inspire directement de celui conçu par Noyer pour la maison de Ferdinand de Lesseps à Ismaïlia (Égypte), construite lors des travaux du canal de Suez. Les deux bâtiments partagent une structure similaire : un corps central à rez-de-chaussée surélevé, des avant-corps latéraux, et une organisation intérieure quasi identique, à l’exception d’une inversion du plan et de détails décoratifs (enduit simple à Mauzun contre bicolore en Égypte).
La villa se distingue par son décor intérieur de style Directoire, notamment dans le grand salon, datant des années 1880. Malgré quelques aménagements mineurs au XXe siècle, elle a conservé son aspect d’origine, contrairement à la maison d’Ismaïlia, surélevée ultérieurement. Les matériaux utilisés incluent des murs en maçonnerie enduite, des encadrements en brique et pierre, et une couverture initialement en tuile creuse, remplacée par de l’ardoise. La propriété, incluant le jardin et la clôture, est classée Monument Historique depuis 1996.
Joseph Marie Noyer, commanditaire et concepteur de la villa, était un géomètre dont le travail en Égypte pour le canal de Suez a influencé ce projet. La villa, aussi appelée maison Bonnieux (du nom d’un propriétaire ultérieur), illustre le transfert d’un modèle architectural colonial vers la France métropolitaine. Son état de conservation en fait un témoignage rare de cette période, mêlant héritage local et inspiration orientale.
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