Construction de l'ensemble immobilier 1897–1900 (≈ 1899)
Villas bâties par Hubert Colombier.
1900
Achèvement de la villa Manon
Achèvement de la villa Manon 1900 (≈ 1900)
Dernière construction de la zone sud.
2 mai 1988
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 2 mai 1988 (≈ 1988)
Protection des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. AW 31) : inscription par arrêté du 2 mai 1988
Personnages clés
Hubert Colombier - Bâtonnier et banquier
Commanditaire de l’ensemble immobilier.
Percilly - Architecte
Maître d’œuvre des villas.
Origine et histoire
La villa Manon est une construction emblématique de l’architecture balnéaire de Vichy, édifiée au 10 rue Hubert-Colombier dans le département de l’Allier. Elle s’inscrit dans un ensemble immobilier privé initié à la fin du XIXe siècle, marqué par une voie sablée et fermée, reflétant le prestige thermal de la ville à cette époque. L’édifice, achevé en 1900, se distingue par sa modénature classique, ses portes jumelées, et une verrière centrale éclairant la cage d’escalier, typiques du style éclectique en vogue.
Hubert Colombier, bâtonnier au tribunal de Cusset et propriétaire de la banque de Vichy, est à l’origine de ce projet immobilier ambitieux (1897–1900). La villa Manon, destinée à la location, complète un ensemble dominé par sa résidence principale, la villa Jurietti. Son fronton interrompu et ses détails architecturaux en font un témoignage des dernières constructions de la zone sud de Vichy, avant la transition vers le XXe siècle.
Classée partiellement aux monuments historiques par arrêté du 2 mai 1988, la villa Manon voit ses façades et toitures protégées pour leur valeur patrimoniale. Ce statut souligne son rôle dans l’histoire urbaine de Vichy, ville phare du thermalisme français, ainsi que son lien avec l’architecte Percilly, maître d’œuvre du projet. L’ensemble illustre l’essor des résidences bourgeoises liées à l’âge d’or des stations thermales.
La localisation précise de la villa, au cœur d’un quartier résidentiel conçu comme une enclave privée, reflète les codes sociaux de l’époque. La chaîne fermant la voie symbolise une forme d’exclusivité, réservée à une clientèle aisée venue profiter des cure thermales. Aujourd’hui, son inscription au titre des monuments historiques en fait un repère du patrimoine architectural vichyssois.
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