Frise chronologique
1879
Percée de l'avenue de Royat
Percée de l'avenue de Royat
1879 (≈ 1879)
Ouverture de la route de Clermont.
vers 1885
Construction de la villa
Construction de la villa
vers 1885 (≈ 1885)
Fondations et découverte du statère gaulois.
20 mai 1998
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
20 mai 1998 (≈ 1998)
Inscription villa, communs et jardin.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Villa, y compris les communs et le jardin avec sa clôture (cad. AD 191) : inscription par arrêté du 20 mai 1998
Personnages clés
| Information non disponible - Architecte présumé |
Hypothèse d'un architecte parisien non identifié. |
Origine et histoire
La villa Marie-Antoinette, située à l'angle de l'avenue de Royat et de la rue d'Assas à Chamalières, fut construite vers 1885 dans un quartier alors en plein essor bourgeois. Ce secteur, loti entre 1880 et la Première Guerre mondiale, accueillait des maisons cossues entourées de jardins, aujourd’hui progressivement remplacées par des immeubles collectifs. La villa se distingue par son plan complexe, mêlant avant-corps, décrochements et illusions d’ailes en retour, ainsi que par son éclectisme architectural, combinant asymétrie pondérée, silhouette néo-Louis XIII et décor néo-Renaissance.
Le site de la villa recèle des traces d’occupation ancienne, avec des découvertes archéologiques attestant une présence gauloise (statère biturige en or) et romaine (tessons, cruches, bronzes). La route de Clermont, future avenue de Royat, fut percée en 1879, facilitant l’urbanisation du quartier. La villa elle-même, érigée entre une cour et un jardin clôturé, affiche des éléments remarquables comme un bow-window surmonté d’un dôme de zinguerie ouvragée, une travée centrale à balcons superposés, et des lucarnes sculptées.
La façade sur jardin révèle un décor particulièrement soigné : pilastres, colonnes, corniche-balustrade en pierre, et œils-de-bœuf délimités par une balustrade en zinc. Ces détails, d’une qualité supérieure aux villas vichyssoises contemporaines, suggèrent l’intervention d’un architecte parisien, bien que son identité reste inconnue. Classée Monument Historique en 1998, la villa constitue un témoignage exceptionnel de l’architecture bourgeoise de la fin du XIXe siècle en Auvergne.
Les fouilles menées lors de sa construction ont mis au jour des artefacts antiques, confirmant l’ancienneté de l’occupation du site. La villa, avec ses communs et son jardin, forme un ensemble cohérent, protégé pour son originalité et son état de conservation. Son emplacement, dans la seule avenue de l’agglomération où ce style architectural s’est épanoui, renforce son intérêt patrimonial.
L’inscription au titre des Monuments Historiques en 1998 couvre la villa, ses communs, le jardin et sa clôture, soulignant la volonté de préserver ce patrimoine. Bien que le quartier ait évolué vers une densification urbaine, la villa Marie-Antoinette reste un exemple unique d’éclectisme architectural, où se mêlent références historiques et innovations décoratives, typiques des réalisations bourgeoises de la Belle Époque.