Construction de la villa 1949-1950 (≈ 1950)
Bâtie par Armand Marc pour Jean-Baptiste Mathon.
1989
Menace de destruction
Menace de destruction 1989 (≈ 1989)
Projet d'élargissement de rue avorté.
23 novembre 1995
Protection au titre des monuments historiques
Protection au titre des monuments historiques 23 novembre 1995 (≈ 1995)
Inclut maison, jardin et mur de clôture.
janvier 2021
Rachat de la villa
Rachat de la villa janvier 2021 (≈ 2021)
Villa inoccupée avant acquisition.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Parcelle, comprenant le jardin et le mur de clôture, et maison dite villa Mathon (cad. BP 119) : inscription par arrêté du 23 novembre 1995
Personnages clés
Jean-Baptiste Mathon - Architecte en chef
Concepteur de la villa et du plan de Brest.
Armand Marc - Entrepreneur et commanditaire
Propriétaire initial, ami de Mathon.
Origine et histoire
La villa Mathon, située à Brest dans le Finistère, a été conçue par l'architecte Jean-Baptiste Mathon, également auteur du plan de reconstruction de la ville après la Seconde Guerre mondiale. Construite entre 1949 et 1950 pour Armand Marc, entrepreneur brestois spécialisé dans les travaux publics et proche de Mathon, cette maison incarne une approche architecturale globale. Elle se distingue par son harmonie entre l’environnement, l’architecture et les espaces intérieurs, avec une façade et un jardin adaptés à chaque fonction des pièces.
Inspirée par l’architecture de Frank Lloyd Wright, la villa Mathon s’écarte du style MRU (Ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme) dominant à l’époque. Elle a conservé un mobilier d’origine exceptionnel, mais a failli disparaître en 1989 en raison d’un projet d’élargissement de la rue adjacent. Après des négociations, elle a été protégée par un arrêté du 23 novembre 1995, incluant la maison, son jardin et son mur de clôture. En janvier 2021, la villa, alors inoccupée, a été rachetée.
La villa Mathon illustre une réalisation rare de Jean-Baptiste Mathon à Brest, marquant son engagement pour une architecture intégrée et autonome. Son histoire reflète aussi les défis de la préservation du patrimoine moderne, entre menaces urbaines et reconnaissance patrimoniale. La protection de 1995 a permis de sauvegarder cet ensemble architectural, mobilier et paysager, témoin de l’innovation des années 1950 en Bretagne.
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