Frise chronologique
1873
Installation de Laurence Oustau
Installation de Laurence Oustau
1873 (≈ 1873)
Fondation d’une tuilerie à Tarbes.
1889
Médaille d’or à l’Exposition universelle
Médaille d’or à l’Exposition universelle
1889 (≈ 1889)
Récompense pour ses céramiques.
23 février 1910
Achat du terrain
Achat du terrain
23 février 1910 (≈ 1910)
Acte notarié pour 1,5 hectare.
5 août 1911
Début de la construction
Début de la construction
5 août 1911 (≈ 1911)
Photographie du soubassement en cours.
26 décembre 1911
Livraison d’arbres fruitiers
Livraison d’arbres fruitiers
26 décembre 1911 (≈ 1911)
Plantation du verger par Carassus.
février 1913
Réalisation de la grille d’entrée
Réalisation de la grille d’entrée
février 1913 (≈ 1913)
Travaux du serrurier Grabot.
26 août 1994
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
26 août 1994 (≈ 1994)
Inscription villa et jardin.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Villa et son jardin (cad. AK 124, 504) : inscription par arrêté du 26 août 1994
Personnages clés
| Laurence Oustau - Ingénieur et industriel |
Commanditaire de la villa. |
| Paul-Louis-Joseph Gély - Architecte |
Concepteur de la villa. |
| Lucien Gros - Dessinateur |
Auteur des décors céramiques. |
| Gabriel Carassus - Horticulteur |
Aménageur du parc en 1911. |
Origine et histoire
La Villa Oustau, située à Aureilhan dans les Hautes-Pyrénées, fut édifiée entre 1910 et le premier quart du XXe siècle par l’architecte Paul-Louis-Joseph Gély pour l’ingénieur Laurence Oustau. Ce dernier, installé à Tarbes depuis 1873, dirigeait une tuilerie et une fabrique de céramique primée à l’Exposition universelle de 1889. La villa, ornée de décors céramiques Art Nouveau conçus par Lucien Gros, reflète l’excellence des productions locales.
Le parc de 18 000 m2, structuré en jardin d’agrément, verger et potager, fut aménagé parallèlement à la construction. Laurence Oustau acquit en 1910 un terrain déjà arboré, où des arbres plantés vers 1890, comme un févier d’Amérique, subsistaient. L’eau, captée d’un canal voisin, alimentait trois réservoirs pour l’arrosage, tandis qu’un puits décoratif en ciment faux-bois ornait l’entrée.
L’horticulteur Gabriel Carassus, impliqué dès 1911, compléta les plantations avec des arbres fruitiers et des espèces ornementales (tilleuls, chênes, érables). Les archives familiales révèlent des factures pour des fleurs (dahlias, géraniums) et des croquis d’implantation datés de 1912. Le jardin, dense jusqu’aux années 1930, perdit son identité après son acquisition par la commune, avec la disparition du verger et du potager.
La villa, classée Monument Historique en 1994, conserve des éléments originaux comme la grille en ferronnerie ou des arbres centenaires (laurier du Portugal, platanes). Cependant, des modifications ultérieures, comme l’ajout d’un auditorium en sous-sol, ont altéré la perception initiale du bâtiment et de son environnement paysager.
Aujourd’hui, le jardin, ouvert au public via l’avenue Jean Jaurès, présente un tracé partiellement préservé mais appauvri. Les vues sur les Pyrénées, autrefois visibles depuis les terrasses, sont désormais obstruées par la végétation et les constructions environnantes. La villa illustre ainsi l’évolution des espaces patrimoniaux entre préservation et adaptations contemporaines.