Frise chronologique
dernier quart du Ier siècle apr. J.-C.
Construction de la villa
Construction de la villa
dernier quart du Ier siècle apr. J.-C. (≈ 150)
Période estimée de fondation du domaine.
milieu du IIIe siècle apr. J.-C.
Fin de l'occupation
Fin de l'occupation
milieu du IIIe siècle apr. J.-C. (≈ 350)
Abandon progressif du site archéologique.
2009-2010
Identification du site
Identification du site
2009-2010 (≈ 2010)
Découverte lors d’archéologie préventive avant lotissement.
2011
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques
2011 (≈ 2011)
Campagne principale de mise au jour.
18 juillet 2013
Classement monument historique
Classement monument historique
18 juillet 2013 (≈ 2013)
Inscription des vestiges par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les vestiges de la villa romaine en totalité, avec le sol des parcelles sur lesquelles ils sont situés, ainsi que la chambre de captage de source du même nom (cad. ZK 60 à 67, lieudit le Pré Laguerre) : inscription par arrêté du 18 juillet 2013
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage nommé dans les sources |
Les textes ne citent aucun propriétaire identifié. |
Origine et histoire
La villa romaine de la Fontainotte est une résidence aristocratique gallo-romaine située à Grand, dans le département des Vosges (Grand Est). Occupant près d’un hectare, elle se compose d’un corps d’habitation de 750 m2, entouré de jardins, de cours de service et d’un mur d’enclos. Ses vestiges, découverts lors de fouilles préventives en 2009-2011, témoignent d’un niveau de vie élevé, avec des installations comme une cuisine équipée, des glacières, un hypocauste et des latrines. La villa, habitée du dernier quart du Ier siècle au milieu du IIIe siècle, appartenait probablement à un notable local.
La propriété se situe en limite sud-ouest de l’enceinte antique de Grand, près de la rue de la Mosaïque actuelle. Son plan en forme de U, ouvert au sud, comprend sept pièces en enfilade, une galerie nord donnant sur un jardin, et des ailes latérales dédiées aux services. Une chambre de captage de source du XVIIIe-XIXe siècle a été intégrée ultérieurement dans l’angle nord-est du site. Les fouilles ont également révélé des éléments archéologiques (mobilier, puits, étable) confirmant son statut de résidence luxueuse.
Identifiée en 2009-2010, la villa a fait l’objet d’une campagne de fouilles en 2011 avant d’être inscrite aux monuments historiques par arrêté du 18 juillet 2013. Son étude a permis de mieux comprendre l’organisation spatiale des habitations antiques dans cette région, comme en attestent les publications scientifiques ultérieures (ex. : Gallia, 2013 ; Revue archéologique de l’Est, 2022).