Construction de la villa 1879 (≈ 1879)
Commande de M. Ruaud, directeur d’usine.
1904
Vente à la veuve Fontanille
Vente à la veuve Fontanille 1904 (≈ 1904)
Premier changement de propriétaire.
1906
Acquisition par M. Pavy
Acquisition par M. Pavy 1906 (≈ 1906)
Ajout de la tour sud.
1er avril 2021
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1er avril 2021 (≈ 2021)
Protection villa, parc et dépendances.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La villa Saint-Roch en totalité, les façades et les toitures de la maison de gardien et ses dépendances, le parc avec ses éléments de fabrique ainsi que l’allée de Saint-Roch, situés sur les parcelles n°8 à 13, figurant au cadastre section AX, tel que représenté en rouge sur le plan annexé : inscription par arrêté du 1er avril 2021
Personnages clés
M. Ruaud - Commanditaire initial
Directeur de l’usine de porcelaine.
M. Pavy - Propriétaire (à partir de 1906)
Maire du 15e arrondissement de Paris.
Origine et histoire
La Villa Saint-Roch est édifiée en 1879 pour M. Ruaud, directeur de l’usine de porcelaine d’Ambazac, reflétant l’essor industriel local. Le domaine, ceint d’un mur de pierre de 2 mètres, intègre une maison de gardien avec pigeonnier, des vergers en espaliers, et un système d’irrigation alimenté par des sources. Son parc, divisé en terrasses, combine utilité (pêcherie, cressonnières) et agrément (belvédère-glacière, kiosque à musique, terrain de tennis). La propriété change de mains en 1904 (veuve Fontanille), puis en 1906 avec M. Pavy, maire parisien dont l’épouse était originaire de Saint-Priest-Taurion, qui ajoute une tour sud et enrichit les aménagements paysagers.
Le parc, conçu comme un écrin romantique, multiplie les fabriques : grotte-belvédère surplombant la voie ferrée, rivière anglaise franchie par deux ponts (gué et rocailles), bassin circulaire avec île artificielle peuplée de carpes, ou encore pagode près d’un lac. Les propriétaires successifs y cultivent des essences remarquables et des éléments décoratifs (bancs, champignons en rocailles, tables sculptées). Le domaine, incluant ferme et terres, illustre le goût de l’époque pour les jardins pittoresques mêlant nature et artifice, tout en servant de résidence secondaire à une élite industrielle et politique.
Classée Monument Historique en 2021, la villa et son parc (allée de Saint-Roch, maison du gardien, éléments de fabrique) sont protégés pour leur représentativité de l’art des jardins du XIXe siècle en Limousin. Le site, bien que partiellement accessible, conserve des traces de son usage passé : glacière, buanderie, ou rotonde pour véhicules. Son histoire reflète les dynamiques sociales de l’époque, entre patrimoine local (porcelaine d’Ambazac) et réseaux d’influence nationaux (maire parisien).