Classement définitif 20 juillet 2020 (≈ 2020)
Protection intégrale du site.
Aujourd'hui
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Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les parties suivantes de la Villa Santa Lucia : les façades et toitures de la villa et ses dépendances, à l'intérieur de la villa, le hall d'entrée et l'escalier avec sa cage, ainsi que les pièces de fraîcheur aménagées dans les caves de la villa, les terrasses supérieures et le jardin en totalité avec l'ensemble de leurs architectures et décors de rocailles, les murs de clôture et le perron en rocaille de l'ancienne entrée situé au bas de la propriété, sises 60 traverse Nicolas, suivant les plans annexés à l'arrêté (cad. 833 L 79, 80) : classement par arrêté du 20 juillet 2020
Personnages clés
Gaspard Gardini - Rocailleur marseillais
A embelli grottes et bassins en 1894.
Famille Mullot - Ancien propriétaire (1887-1905)
Occupa la *Maison Blanche*.
Mme Khan - Propriétaire en 1922
Rebaptisa la villa *la Meunière*.
Origine et histoire
La villa Santa Lucia, édifiée en 1860 dans le quartier du Roucas-Blanc à Marseille (7e arrondissement), est un exemple emblématique de l’architecture éclectique de la fin du XIXe siècle. Surnommée initialement la Maison Blanche, elle se distingue par ses grottes, bassins et terrasses en rocaille sur sept niveaux, offrant une vue imprenable sur la Méditerranée. Son histoire est marquée par des changements de propriétaires et de noms : acquise par la famille Mullot (1887-1905), elle devient la Meunière en 1922 sous Mme Khan, avant d’être rebaptisée villa Santa Lucia en 1984.
En 1894, le rocailleur marseillais Gaspard Gardini, figure majeure de cet art local autour de 1900, intervient pour embellir le site. Son travail, ainsi que le réseau hydraulique exceptionnellement préservé, illustre le savoir-faire des artisans de l’époque. La villa, située au 60 traverse Nicolas, est d’abord inscrite aux monuments historiques en 2015, puis classée le 20 juillet 2020 pour son intérêt architectural, paysager et son jardin en rocaille, témoin rare de ce patrimoine.
Le classement de 2020 protège intégralement les façades, toitures, le hall d’entrée, l’escalier, les pièces voûtées des caves, ainsi que l’ensemble des terrasses et décors de rocaille, incluant les murs de clôture et le perron d’origine. Ce statut souligne la valeur patrimoniale d’un lieu où art et nature dialoguent, reflétant l’âge d’or des résidences bourgeoises marseillaises.
Les sources disponibles (Wikipédia, Monumentum, base Mérimée) confirment son adresse exacte et son code Insee (13055, Bouches-du-Rhône), tout en soulignant son rôle dans la préservation de l’art des rocailleurs, typique de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur à la charnière des XIXe et XXe siècles.