Frise chronologique
1911
Construction de la villa
Construction de la villa
1911 (≈ 1911)
Édifiée pour madame Moutaud, décor sculpté.
1983
Extension contemporaine
Extension contemporaine
1983 (≈ 1983)
Aile basse ajoutée au noyau initial.
26 janvier 1998
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
26 janvier 1998 (≈ 1998)
Protection de la villa et de son jardin.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Villa, y compris les pièces suivantes avec leur décor : vestibule, escalier avec sa cage ornée de vitraux, deux salons et salle à manger du rez-de-chaussée, ainsi que le jardin avec sa grille de clôture (cad. AI 224) : inscription par arrêté du 26 janvier 1998
Personnages clés
| Madame Moutaud - Première propriétaire |
Commanditaire de la villa en 1911. |
| Raoul Mabru - Sculpteur |
Auteur des décors Art Nouveau, 29 ans. |
Origine et histoire
La villa Stella, située dans la partie haute de Royat, une ville thermale d'Auvergne, fut construite en 1911 pour madame Moutaud. Ce quartier, loti entre 1880 et 1914, abritait principalement des villas bourgeoises et des résidences de médecins, entourées de petits parcs. La villa, de plan classique, se distingue par sa façade ornée de sculptures Art Nouveau et néo-Louis XVI, réalisées par le sculpteur Raoul Mabru, alors âgé de 29 ans et au début de sa carrière. Son décor, incluant une jeune femme et des enfants en ronde bosse, fusionne harmonieusement avec l’architecture, tant en extérieur qu’à l’intérieur (stucs, vitraux).
La villa illustre l’architecture bourgeoise de la Belle Époque, mêlant tradition (plan symétrique, toit-terrasse) et modernité (détails Art Nouveau). Le noyau carré initial fut agrandi en 1983 par une aile contemporaine, sans altérer l’esprit d’origine. Classée Monument Historique en 1998, elle protège son vestibule, ses salons, sa salle à manger et son jardin avec sa grille, témoignages d’un patrimoine thermal et artistique exceptionnel.
Raoul Mabru, sculpteur local, y signa l’un de ses chefs-d’œuvre, marquant la transition entre l’académisme et les courants novateurs du début du XXe siècle. La villa, commandée par une propriétaire aisée, reflète le goût de l’élite royataine pour des résidences alliant confort, esthétisme et symbolisme (monogramme "M" sur les balcons, allégories familiales). Son emplacement, à l’angle du boulevard Barrieu et de l’avenue Jean Heitz, en fait un repère urbain majestueux.
Le quartier, développé pour une clientèle aisée venue profiter des thermes, concentrait villas privées et hôtels. La villa Stella, avec son perron sculpté et ses baies ornées de ferronneries, incarne ce patrimoine balnéaire et médical. Les matériaux (pierre, fer forgé) et les motifs (feuillages, rubans) soulignent une recherche d’élégance, tandis que les intérieurs, préservés, révèlent un art de vivre raffiné, typique de l’aristocratie et de la bourgeoisie thermale de l’époque.